Trump ne fera rien à propos de la messagerie privée de Clinton

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    WASHINGTON, 22 novembre (Reuters) - Donald Trump n'a pas 
l'intention de poursuivre les enquêtes sur l'utilisation par 
Hillary Clinton de sa messagerie privée lorsqu'elle était à la 
tête de la diplomatie américaine. 
    Il considère désormais que son adversaire démocrate lors de 
l'élection présidentielle "a suffisamment souffert" dans cette 
affaire, rapporte la châine de télévision MSNBC mardi. 
    Interrogée par MSNBC, Kellyanne Conway, conseillère du 
président élu des Etats-Unis, n'a pas démenti l'information et a 
même laissé entendre qu'elle était correcte. 
    "Hillary Clinton doit s'habituer au fait qu'une majorité 
d'Américains ne la trouvent pas digne de confiance, mais si 
Donald Trump peut l'aider à surmonter cette peine, alors 
peut-être est-ce une bonne chose", a-t-elle déclaré.  
    Durant la campagne électorale, Donald Trump avait imposé le 
slogan "lock her up" (enfermez-la) à propos de Hillary Clinton, 
disant à ses partisans que les méfaits dont il accusait 
l'ancienne First Lady lui vaudraient d'aller en prison s'il 
entrait à la Maison blanche. Ce qu'il fera le 20 janvier. 
    L'utilisation par Hillary Clinton d'une messagerie privée 
pour des courriers électroniques officiels lorsqu'elle était 
secrétaire d'Etat durant le premier mandat de Barack Obama, de 
2009 à 2013, a empoisonné pendant des mois la campagne de la 
candidate démocrate. Le FBI a finalement refermé le dossier deux 
jours avant l'élection du 8 novembre.  
    Dans un autre dossier impliquant Hillary Clinton, le rôle de 
la fondation dirigée par son mari et qui porte son nom, Donald 
Trump entend aussi ne rien faire, a dit Kellyanne Conway. 
    "Lorsque le président élu (...) dit avant même sa prise de 
fonction qu'il n'entend pas aller plus loin dans ces 
accusations, il s'agit d'un message très fort," a-t-elle dit. 
    "Il faut qu'il pense à beaucoup de choses avant de devenir 
président des Etats-Unis et les choses qui rappellent la 
campagne n'y figurent pas", a-t-elle ajouté. 
    Durant la campagne, le candidat républicain avait demandé la 
fermeture de la Fondation Clinton, qui finance des programmes 
d'aide dans les pays en développement, et la nomination d'un 
procureur spécial pour enquêter sur ses pratiques. 
    Il accusait l'ancien président Bill Clinton et son épouse 
d'avoir transformé leur fondation en système où les riches 
donateurs, américains ou non, ont obtenu des faveurs du 
département d'Etat quand Hillary Clinton le dirigeait. 
 
 (Doina Chiacu et Susan Heavey, Gilles Trequesser pour le 
service français) 
 
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