Trump ne croit pas que Poutine cherche à favoriser son élection

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 (Actualisé avec Kremlin, deux derniers paragraphes) 
    WINSTON-SALEM, Caroline du Nord, 26 juillet (Reuters) - 
D onald Trump a annoncé lundi soir qu'en cas de victoire à 
l'élection présidentielle de novembre aux Etats-Unis, il 
envisagerait une éventuelle alliance avec la Russie contre 
l'organisation Etat islamique. 
    Mais le candidat républicain a rejeté l'idée selon laquelle 
le président russe Vladimir Poutine chercherait à favoriser son 
élection alors qu'une piste russe est évoquée dans le piratage 
des courriers électroniques de la direction du Parti démocrate.  
    La publication par WikiLeaks de 19.000 courriels suggérant 
que le Comité national démocrate (DNC) a pris le parti de 
Hillary Clinton face à Bernie Sanders lors de la primaire a 
attisé les tensions à Philadelphie, où les démocrates sont 
réunis en convention depuis lundi.   
    Robby Mook, le directeur de campagne de Clinton, a estimé 
sur CNN que des pirates informatiques russes étaient peut-être à 
l'origine de cette intrusion dans les serveurs informatiques du 
DNC. 
    La divulgation de ces messages, juste avant l'ouverture de 
la convention de Philadelphie, ne relève pas de la simple 
coïncidence, a-t-il poursuivi, ajoutant que les "hackers" russes 
pouvaient chercher à aider Donald Trump. 
    En déplacement à Winston-Salem, en Caroline du Nord, le 
candidat républicain a rejeté "une des théories du complot les 
plus étranges" qu'il ait jamais entendues. 
    Le magnat new-yorkais de l'immobilier n'a jamais rencontré 
Vladimir Poutine mais il a, lors de la longue campagne des 
primaires, plusieurs fois loué la politique du président russe.  
    "Quand on y pense, cela ne serait-il pas bien de s'entendre 
avec la Russie, de s'allier avec la Russie et d'écraser l'ISIS 
?", a-t-il dit en utilisant un des acronymes de l'Etat 
islamique. 
    A Moscou, le Kremlin a qualifié d'absurdes les hypothèses 
sur une responsabilité russe dans ce piratage. Dmitri Peskov, le 
porte-parole de la présidence, a dit y voir de nouvelles 
"tentatives hystériques d'exploiter la thématique russe dans une 
campagne électorale aux Etats-Unis". 
    "Ce n'est pas nouveau, c'est une vieille ruse qui ressert à 
nouveau. Ce n'est pas bon pour nos relations bilatérales, mais 
nous comprenons bien qu'il va nous falloir simplement attendre 
de sortir de cette période déplaisante", a-t-il ajouté. 
 
 (Steve Holland avec Andrew Osborn à Moscou; Henri-Pierre André 
pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten) 
 
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