Trump "impressionné" par Petraeus, l'envisage au département d'Etat

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 (Actualisé avec rencontre) 
    WASHINGTON, 28 novembre (Reuters) - Donald Trump a rencontré 
ce lundi l'ex-général David Petraeus, ancien directeur de la CIA 
qu'il envisagerait selon plusieurs médias américains de nommer à 
la tête de la diplomatie américaine. 
    Agé de 64 ans, ce militaire, qui a dû démissionner de la 
direction de l'Agence centrale du renseignement en novembre 2012 
en raison d'une relation extraconjugale, a également commandé 
les forces américaines en Irak et en Afghanistan. 
    "Je viens de rencontrer le Général Petraeus - ai été très 
impressionné !", a annoncé le président élu sur son compte 
Twitter à l'issue d'une heure d'entretien. 
    Selon son équipe de transition, Trump s'est également 
entretenu avec Frances Townsend, qui fut conseillère à la 
sécurité intérieure de George W. Bush. 
    Trump reverra aussi, mais mardi, Mitt Romney, l'ancien 
candidat républicain à la Maison blanche en 2012 qui a durement 
critiqué le milliardaire new-yorkais pendant la campagne. Il 
s'entretiendra également avec le sénateur républicain du 
Tennessee, Bob Corker. 
    Petraeus, le "soldat-intellectuel" ("warrior-scholar") passé 
par l'académie militaire de Westpoint et l'université de 
Princeton, est considéré comme un expert de la lutte 
anti-insurrectionnelle.  
    Mais ses relations extraconjugales avec sa biographe Paula 
Broadwell ont terni sa réputation. Le général quatre-étoiles, 
qui avait reconnu à sa démission de la CIA un "inacceptable 
manque de jugement", a été condamné en avril 2015 à deux ans de 
mise à l'épreuve pour avoir transmis à sa maîtresse des 
documents confidentiels.  
    Dans une interview accordée la semaine dernière à la station 
de Radio 4 de la BBC, Petraeus a déclaré que si Trump lui 
proposait un poste dans sa future administration, il 
l'accepterait.   
    Mi-novembre, le Wall Street Journal rapportait qu'il était 
pressenti au poste de secrétaire à la Défense.   
    D'autres noms circulent ces derniers jours pour le poste de 
secrétaire d'Etat, dont ceux de Mitt Romney et Rudy Giuliani, 
ancien maire de New York et soutien indéfectible de la 
candidature du milliardaire new-yorkais. 
    Mais Kellyanne Conway, proche conseillère de Donald Trump 
dont elle fut la directrice de campagne, a publiquement 
déconseillé dimanche au président élu de nommer Romney à la tête 
de la diplomatie américaine sous peine de s'exposer à une vive 
réaction de rejet de ses partisans.  
    "Ils se sentent trahis à l'idée de penser qu'on pourrait 
ramener Romney après tout ce qu'il a fait - nous ne savons même 
pas s'il voté pour Donald Trump", a-t-elle déclaré sur NBC, 
rappelant qu'il avait qualifié Trump d'"imposteur" et sa 
candidature d'"escroquerie". 
    Giuliani pâtit lui des critiques liées à ses missions de 
consultant pour des gouvernements étrangers.     
 
 (Susan Heavey; Henri-Pierre André pour le service français, 
édité par Tangi Salaün) 
 
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