Trump évacué lors d'un meeting dans le Nevada

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TRUMP ÉVACUÉ LORS D'UN MEETING DANS LE NEVADA
TRUMP ÉVACUÉ LORS D'UN MEETING DANS LE NEVADA

par Emily Stephenson

RENO, Nevada (Reuters) - Donald Trump a été évacué samedi soir par des agents de sécurité en plein meeting électoral à Reno, dans le Nevada, à la suite d'une fausse alerte liée à la présence dans l'assistance d'un républicain hostile au milliardaire new-yorkais.

Deux agents du Secret Service ont saisi l'homme d'affaires par les épaules pour l'emmener en coulisse pendant que des policiers se précipitaient sur un homme blanc situé parmi les premiers rangs de la foule. Ils l'ont maintenu face contre terre sur le sol pour le fouiller avant de l'évacuer, les mains immobilisées dans le dos, sous les objectifs des caméras de télévision.

Quelques instants plus tard, le manifestant anti-Trump quittait la salle sous escorte policière. Le candidat républicain, apparemment guère troublé par l'incident, est ensuite revenu sur scène pour reprendre son discours de campagne. "Personne n'a dit que cela serait facile pour nous, mais personne ne pourra nous arrêter", a-t-il dit.

Dans un communiqué, le Secret Service, chargé de la sécurité des présidents et des candidats à la présidence, a précisé que l'incident avait été déclenché lorsque quelqu'un dans l'assistance a crié "pistolet" mais a ajouté qu'aucune arme n'a été retrouvée.

Le magnat new-yorkais de l'immobilier a remercié dans un communiqué le Secret Service et la police de Reno et du Nevada pour leur professionnalisme.

L'homme interpellé a pour sa part été relâché dans la soirée après quelques heures d'interrogatoire. Il a confié à la chaîne de télévision locale KTVN-2 qu'il était un partisan du Parti républicain hostile à la candidature de Trump.

"Je suis venu avec cette pancarte (ndlr, marquée 'Républicain anti-Trump') et je m'attendais à être sifflé, mais ce n'était qu'une pancarte", a dit Austyn Crites.

Il a expliqué que lorsqu'il a sorti sa pancarte, les gens autour de lui ont commencé à l'agresser et à le frapper et quelqu'un "crié au sujet d'un pistolet". Sur l'estrade, Trump avait remarqué un homme qu'il avait qualifié de chahuteur. Quelques secondes plus tard, des personnes proches de la scène commençaient à montrer du doigt une personne de l'assistance.

Austyn Crites dit avoir voulu, par son geste, illustrer le contraste entre Barack Obama, qui a appelé la veille la foule à respecter un manifestant qui venait de perturber un de ses meetings de soutien à Hillary Clinton en Caroline du Nord, et Donald Trump.

"Je voulais que les gens comprennent la différence", a-t-il poursuivi. "Je n'ai rien contre les partisans de Trump. Nous sommes tous enregistrés comme républicains et soutenons ensemble de nombreux candidats à différentes fonctions locales. Je suis en revanche gravement préoccupé par Trump."

L'incident s'est produit à trois jours de l'élection de mardi, alors que le candidat républicain et sa rivale démocrate Hillary Clinton se sont lancés dans un ultime marathon, enchaînant les apparitions dans les Swing States, ces Etats indécis où l'équilibre électoral entre démocrates et républicains varie d'un scrutin à l'autre et où se jouera l'issue de la bataille présidentielle.

(Benoît Van Overstraeten et Henri-Pierre André pour le service français)

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