Trump et la politique étrangère: des intuitions loin d'une doctrine

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Une pancarte, tenue à bout de bras par une supportrice de Donald Trump, sur laquelle on peut lire une des promesses du milliardaire de rendre à l'Amérique sa grandeur d'antan. Le samedi 19 mars à Fountain Hills (Arizona).
Une pancarte, tenue à bout de bras par une supportrice de Donald Trump, sur laquelle on peut lire une des promesses du milliardaire de rendre à l'Amérique sa grandeur d'antan. Le samedi 19 mars à Fountain Hills (Arizona).

En dépit d’un manque d’expertise manifeste, le milliardaire semble prêt à s’affranchir des deux grands courants qui structurent la politique étrangère américaine: l’interventionnisme et le néoconservatisme.

La perspective d’un Donald Trump s’exprimant à la tribune des Nations unies relevait, il y a six mois encore, d’un usage immodéré de substances illicites. Il en va tout autrement depuis que le magnat de l’immobilier a pris le commandement de la course à l’investiture républicaine. Au point qu’il devient légitime désormais de s’interroger sur la vision du monde de celui qui sera peut-être très bientôt à une élection de la « Situation Room » et des codes nucléaires de la première puissance militaire mondiale.

A en juger par la réponse emberlificotée donnée lors d’un débat républicain, en décembre 2015, à propos de la triade américaine, M. Trump dispose d’une certaine marge de progression. Manifestement étranger à la terminologie qui désigne les trois vecteurs de l’arme suprême, il avait été chapitré ce soir-là par le jeune sénateur de Floride Marco Rubio, qui avait répondu, lui, comme à la parade.

La politique étrangère d’une administration Trump Le magnat de l’immobilier n’inspire pas encore les experts. Lorsqu’il a loué publiquement les qualités du président du Council on Foreign Relations, Richard Haass, qui a travaillé pour de nombreuses administrations républicaines, ce dernier a aussitôt fait savoir qu’il l’avait effectivement rencontré, mais comme la plupart des autres candidats. C’est le moins que l’on puisse dire. Interrogé une nouvelle fois au début du mois de mars sur le pedigree de ses conseillers en politique étrangère, M. Trump a tout d’abord assuré qu’il avai...

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