Trump et Clinton espèrent accentuer leur avance

le
0
    * Primaires et caucus républicains dans le Kansas, le 
Kentucky, la Louisiane et le Maine 
    * Primaires et caucus démocrates dans le Kansas, la 
Louisiane et le Nebraska 
    * Trump cible d'un tir de barrage des élites du Parti 
républicain 
 
 (Actualisé avec Cruz donné vainqueur au Kansas) 
    par John Whitesides 
    WASHINGTON, 6 mars (Reuters) - Le républicain Ted Cruz, 
donné vainqueur des caucus du Kansas, a pris les devants samedi, 
mais Donald Trump, tout comme Hillary Clinton dans le camp 
démocrate, espère creuser l'écart dans la course à l'investiture 
pour la présidentielle américaine, à l'occasion des primaires et 
des caucus de ce samedi. 
    Cruz est en deuxième position derrière le milliardaire 
new-yorkais chez les conservateurs, qui ne sont plus que quatre 
à briguer l'investiture. Cible d'un tir de barrage de la part de 
la direction du Parti républicain, Trump dispose d'une 
confortable avance, qui pourrait encore s'accentuer à l'occasion 
des scrutins du jour. Outre le Kansas, ils concernent le 
Kentucky, la Louisiane et le Maine côté républicain. 
    Pas moins de 155 délégués sont en jeu et seuls les électeurs 
du Grand Old Party (GOP) sont autorisés à participer. 
L'incertitude est toutefois de mise pour le magnat de 
l'immobilier qui ne peut pas compter cette fois sur la 
participation des électeurs indépendants qui ont largement 
contribué à ses récents succès. 
    Vainqueur mardi dans sept des 11 Etats en jeu lors du Super 
Tuesday, Trump essuie depuis les critiques virulentes de 
l'establishment du parti qui fait une analyse simple: 
l'investiture de l'homme d'affaires conduirait à une victoire 
des démocrates lors de la présidentielle du 8 novembre. 
    Mitt Romney, qui portait les couleurs du Grand Old Party 
face à Barack Obama en 2012, est sorti de sa réserve cette 
semaine pour mettre en garde les électeurs républicains et les 
appeler à se détourner d'un Trump qu'il a qualifié d'imposteur. 
  
    Le sénateur de l'Arizona, John McCain, battu par Obama en 
2008, a renchéri en affirmant que ses positions en matière de 
politique étrangère étaient fantaisistes et dangereuses. 
    La direction du GOP, désarmée face au comportement 
indomptable de Trump, n'a pu que se désolidariser de ses 
propositions sur la construction d'un mur à la frontière avec le 
Mexique, sur l'expulsion de 11 millions de migrants sans papiers 
et sur l'interdiction du territoire américain aux musulmans. 
     
    LE TEMPS PRESSE 
    La mobilisation organisée cette semaine pourrait se révéler 
trop tardive pour empêcher Donald Trump de réussir son pari. Il 
dispose pour l'instant de 319 délégués sur les 1.237 requis pour 
se voir désigner lors de la convention nationale de Cleveland, 
en juillet. 
    La course n'est pas encore perdue pour son plus sérieux 
adversaire, le sénateur du Texas Ted Cruz, qui dispose de 226 
délégués, mais le temps presse. Les projections de CNN et de 
MSNBC le donnent gagnant dans le Kansas, où 40 délégués sont en 
jeu.  
    Tous les stratèges et conseillers du parti ont déjà les yeux 
rivés sur l'échéance du 15 mars, lorsque seront mis en jeu cinq 
Etats qui peuvent sceller un basculement majeur: la Floride, 
l'Illinois, l'Ohio, le Missouri et la Caroline du Nord. 
    Dans deux de ces cinq Etats -- la Floride et l'Ohio --, la 
règle est radicale puisque le candidat arrivé en tête rallie 
tous les délégués. L'enjeu y est à la fois mathématique (99 
délégués en Floride et 66 dans l'Ohio), mais également 
symbolique car ce sont les fiefs de deux candidats en lice: 
Marco Rubio est sénateur du premier, John Kasich gouverneur du 
second. 
    Intervenant samedi lors d'une conférence, Rubio a accusé les 
médias de faire le jeu de Trump. "Je suis ici depuis cinq 
minutes et deux des trois questions que vous m'avez posées 
portaient sur Donald Trump", s'est-il plaint. 
    Dans le camp démocrate, le suspense et la tension sont 
moindres puisque qu'Hillary Clinton, qui a elle aussi remporté 
le Super Tuesday, creuse tranquillement l'écart avec son unique 
adversaire, le sénateur du Vermont Bernie Sanders. 
    L'ancienne secrétaire d'Etat est donnée largement en tête en 
Louisiane grâce au soutien de l'électorat afro-américain qui lui 
a été précieux mardi dernier. Les caucus prévus au Kansas et 
dans le Nebraska sont plus incertains et Sanders pourrait y 
tirer son épingle du jeu.  
    Ensemble, les trois Etats offrent 109 délégués. 
    Hillary Clinton a pris une avance substantielle sur Sanders 
et la procédure de désignation dans le Parti démocrate lui est 
favorable: la répartition est proportionnelle ce qui l'assure 
d'augmenter son total même si elle perd certains Etats. 
     
    VOIR AUSSI 
    Le POINT sur les primaires:  ID:nL8N15G1ZD  
    Le TABLEAU des primaires:  ID:nL8N15O2QW    
 
 (Pierre Sérisier, Henri-Pierre André et Jean-Philippe Lefief 
pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant