Trump et Clinton espèrent accentuer leur avance

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    * Primaires et caucus républicains dans le Kansas, le 
Kentucky, la Louisiane et le Maine 
    * Primaires et caucus démocrates dans le Kansas, la 
Louisiane et le Nebraska 
    * Trump cible d'un tir de barrage des élites du Parti 
républicain 
 
 (Actualisé avec Rubio, § 12) 
    par John Whitesides 
    WASHINGTON, 5 mars (Reuters) - Le républicain Donald Trump 
et la démocrate Hillary Clinton se voient offrir l'occasion 
d'accentuer encore leur avance dans la course à l'investiture 
pour la présidentielle américaine à l'occasion de primaires et 
de caucus qui se déroulent dans cinq Etats samedi. 
    Le milliardaire new-yorkais, cible d'un tir de barrage de la 
part de la direction du Parti républicain, pourrait mettre un 
peu plus de distance avec ses rivaux s'il s'impose dans le 
Kansas, le Kentucky, la Louisiane et le Maine. 
    Pas moins de 155 délégués supplémentaires sont en jeu à 
l'occasion de ces scrutins auxquels seuls les électeurs du Grand 
Old Party sont autorisés à participer. L'incertitude est 
toutefois de mise pour le magnat de l'immobilier car il ne peut 
pas compter cette fois sur la participation des électeurs 
indépendants qui ont largement contribué à ses récents succès. 
    Vainqueur mardi dans sept des 11 Etats en jeu lors du Super 
Tuesday, Trump essuie depuis les critiques virulentes de 
l'establishment du parti qui fait une analyse simple: 
l'investiture de l'homme d'affaires conduirait à une victoire 
des démocrates lors de la présidentielle du 8 novembre. 
    Mitt Romney, qui portait les couleurs du Grand Old Party 
face à Barack Obama en 2012, est sorti de sa réserve cette 
semaine pour mettre en garde les électeurs républicains et les 
appeler à se détourner d'un Trump qu'il a qualifié d'imposture. 
  
    Le sénateur de l'Arizona, John McCain, battu par Obama en 
2008, a renchéri en affirmant que ses positions en matière de 
politique étrangère étaient fantaisistes et dangereuses. 
    La direction du GOP, désarmée face au comportement 
indomptable de Trump, n'a pu que se désolidariser de ses 
propositions sur la construction d'un mur à la frontière avec le 
Mexique, sur l'expulsion de 11 millions de migrants sans papiers 
et sur l'interdiction du territoire américain aux musulmans. 
     
    LE TEMPS PRESSE 
    La mobilisation organisée cette semaine pourrait se révéler 
trop tardive pour empêcher Donald Trump de réussir son pari. Il 
dispose pour l'instant de 319 délégués sur les 1.237 requis pour 
se voir désigner lors de la convention nationale de Cleveland en 
juillet. 
    La course n'est pas encore perdue pour son plus sérieux 
adversaire, le sénateur du Texas Ted Cruz, qui dispose de 226 
délégués, mais le temps presse. 
    Tous les stratèges et conseillers du parti ont déjà les yeux 
rivés sur l'échéance du 15 mars lorsque seront mis en jeu cinq 
Etats qui peuvent sceller un basculement majeur: la Floride, 
l'Illinois, l'Ohio, le Missouri et la Caroline du Nord. 
    Dans deux de ces cinq Etats -- la Floride et l'Ohio --, la 
règle est radicale puisque le candidat arrivé en tête rallie à 
lui tous les délégués. L'enjeu y est à la fois mathématique (99 
délégués en Floride et 66 dans l'Ohio) mais également symbolique 
car ce sont les fiefs de deux candidats en lice: Marco Rubio est 
sénateur du premier, John Kasich gouverneur du second. 
    Intervenant samedi lors d'une conférence, Rubio a accusé les 
médias de faire le jeu de Trump. "Je suis ici depuis cinq 
minutes et deux des trois questions que vous m'avez posées 
portaient sur Donald Trump", s'est-il plaint. 
    Dans le camp démocrate, le suspense et la tension sont 
moindres puisque qu'Hillary Clinton, elle aussi vainqueur du 
Super Tuesday, creuse tranquillement l'écart avec son 
adversaire, le sénateur du Vermont Bernie Sanders. 
    L'ancienne secrétaire d'Etat est donnée par les sondages 
largement en tête en Louisiane grâce au soutien de l'électorat 
afro-américain qui lui a été précieux mardi dernier. Les caucus 
prévus au Kansas et dans le Nebraska sont plus incertains et 
Sanders pourrait y tirer son épingle du jeu.  
    Ensemble, les trois Etats offrent 109 délégués. 
    Hillary Clinton a pris une avance substantielle sur Sanders 
et la procédure de désignation dans le Parti démocrate lui est 
favorable: la répartition est proportionnelle ce qui l'assure 
d'augmenter son total même si elle perd certains Etats. 
     
    VOIR AUSSI 
    Le POINT sur les primaires:  ID:nL8N15G1ZD  
    Le TABLEAU des primaires:  ID:nL8N15O2QW    
 
 (Pierre Sérisier et Henri-Pierre André pour le service 
français) 
 
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