Trump et Clinton de nouveau favoris des primaires de ce mardi

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    * Vote républicain dans le Michigan, le Mississippi, l'Idaho 
et Hawaï 
    * Vote démocrate dans le Michigan et le Mississippi 
    * Trump et Clinton en tête dans les intentions de vote 
 
    par John Whitesides 
    DETROIT, Michigan, 8 mars (Reuters) - Les primaires 
américaines se poursuivent ce mardi dans quatre Etats, dont le 
Michigan où les derniers sondages donnent gagnants Hillary 
Clinton et Donald Trump, qui font la course en tête. 
    Une semaine après sa solide prestation lors du "Super 
Tuesday", Trump espère redonner de l'élan à sa campagne, marquée 
par le tir de barrage déclenché ces derniers jours par les 
élites du Parti républicain et par la résistance de son plus 
proche rival, le sénateur du Texas Ted Cruz, vainqueur de deux 
des quatre primaires qui avaient lieu le week-end dernier. 
    Les derniers sondages donnent le milliardaire new-yorkais 
vainqueur de la primaire républicaine dans le Michigan, plus 
gros Etat en jeu ce mardi avec 59 délégués à répartir. Donald 
Trump, Ted Cruz et les deux autres candidats toujours en lice, 
Marco Rubio et John Kasich, vont également en découdre dans le 
Mississippi (40 délégués), l'Idaho (32) et Hawaï (19). 
    Pour l'heure, Trump fait la course en tête avec 384 délégués 
d'ores et déjà acquis à sa cause. Il en faudra au moins 1.237 
pour être investi lors de la convention de Cleveland, cet été. 
Cruz est en deuxième position, avec 300 délégués. Rubio, 
sénateur de Floride, est décroché avec 151 délégués. John Kasich 
ferme la marche avec 37 délégués seulement. A l'inverse de ses 
rivaux, le gouverneur modéré de l'Ohio n'a toujours pas remporté 
la moindre victoire. 
    Côté démocrate, Hillary Clinton et Bernie Sanders 
s'affronteront eux aussi dans le Michigan, où 148 délégués sont 
en jeu, et dans le Mississippi (41 délégués). 
    Au décompte des voix acquises pour la convention de 
Philadelphie, l'ex-sénatrice de New York et ex-secrétaire d'Etat 
sous le premier mandat de Barack Obama compte près de 200 
délégués d'avance sur le sénateur "socialiste" du Vermont (672 
contre 477). Elle peut aussi s'appuyer sur le soutien d'une 
majorité de "super délégués", non élus par ce dispositif de 
primaires. 
    La convention démocrate réunira 4.764 délégués à 
Philadelphie et il en faudra au moins 2.383 pour briguer la 
succession de Barack Obama lors du scrutin du 8 novembre. 
     
    ETAT INDUSTRIEL 
    Avant les prochains grands rendez-vous du 15 mars en Floride 
et dans l'Ohio, où Rubio et Kasich abattront l'une de leurs 
dernières cartes, le Michigan concentre les regards. 
    Dans cet Etat industriel où des dizaines de milliers 
d'emplois ont disparu, les engagements de Trump contre les 
accords de libre-échange et les délocalisations trouvent un écho 
favorable. Il y bénéficie aussi de l'éparpillement des voix des 
"anti-Trump" entre ses trois rivaux. 
    La dernière moyenne des sondages réalisée par le site Real 
Clear le crédite de plus de 37% des intentions de vote, devant 
Kasich (25%, en très nette progression néanmoins ces derniers 
jours), Cruz (20%) et Rubio (10%). 
    "Trump reste solidement devant et nul ne semble être en 
mesure de le rattraper", note Steve Mitchell, un sondeur 
républicain. 
    Dans le camp démocrate, Hillary Clinton compte elle aussi 
une confortable avance sur Bernie Sanders dans le Michigan et 
devrait également l'emporter dans le Mississippi, où le vote 
noir devrait la favoriser comme cela a déjà été le cas dans 
d'autres Etats du Sud. 
    Les deux rivaux ont débattu dimanche soir à Flint, ville du 
Michigan symbole de la désindustrialisation depuis la fermeture 
brutale des usines General Motors au cours d'une première vague 
de délocalisation, dans les années 1980. Elle est aussi au coeur 
d'un scandale de contamination de l'eau au plomb qui a éclaté au 
grand jour ces derniers mois. 
    Sanders s'en est vivement pris à son adversaire, lui 
reprochant d'avoir approuvé la restructuration de General Motors 
qui a entraîné des milliers de suppression d'emplois. 
    "Si tout le monde avait voté comme lui, je pense que le 
secteur automobile aurait disparu et quatre millions d'emplois 
avec lui", a rétorqué Clinton. 
     
    VOIR AUSSI 
    LE POINT sur les primaires:  ID:nL8N15G1ZD  
 
 (Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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