Trump et Clinton croisent le fer sur la sécurité

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    WASHINGTON/HIGH POINT, Caroline du Nord, 20 septembre 
(Reuters) - H illary Clinton a consulté mardi ses conseillers en 
sécurité après la série d'attaques commises le week-end dernier 
aux Etats-Unis tandis que son adversaire Donald Trump l'accusait 
de défendre des politiques qui fragilisent le pays. 
    La candidate démocrate s'est notamment entretenue avec 
Michele Flournoy, qui a travaillé au ministère de la Défense, et 
avec l'ancien directeur-adjoint de la CIA, Mike Morell, a 
indiqué son équipe de campagne dans un courriel. 
    "Nous ne pouvons pas perdre notre sang-froid et se lancer 
dans de grandes tirades tout en brandissant nos armes", a 
déclaré Hillary Clinton au cours de ces entretiens, faisant 
implicitement référence à son rival. 
    "Il ne faut pas se perdre dans des propositions extrémistes 
qui n'auraient aucun impact et perdre de vue qui nous sommes. 
Ça, c'est ce que souhaitent les terroristes", a-t-elle dit selon 
le communiqué. 
    Un Américain d'origine afghane a été arrêté lundi après les 
attentats à la bombe qui ont touché la région de New York. Il 
est notamment soupçonné d'être responsable de l'explosion d'une 
bombe artisanale, samedi, a fait 29 morts dans le quartier de 
Chelsea.  ID:nL8N1BV3WV  
    Hillary Clinton a réclamé un renforcement des services de 
renseignements, une intensification des efforts visant à 
contrecarrer sur internet les projets des recruteurs et 
l'éradication des bastions de l'Etat islamique au Moyen Orient. 
    Selon l'ancienne secrétaire d'Etat, la rhétorique guerrière 
de son adversaire facilite le travail des recruteurs qui 
brossent le tableau d'Etats-Unis en guerre contre l'Islam. 
    A Hich Point, en Caroline du Nord, Donald Trump a riposté, 
indiquant qu'en tant que secrétaire d'Etat du président Obama, 
Hillary Clinton avait contribué à rendre les Etats-Unis moins 
sûrs. 
    "Je suis plus sévère qu'elle devant cette terrible 
situation, mais elle se promène en racontant que ce discours est 
un outil de recrutement", a dit l'homme d'affaires, accusant son 
adversaire d'avoir soutenu en Irak et en Syrie des politiques 
qui ont permis à l'Etat islamique de s'enraciner. 
    Donald Trump a également fustigé Hillary Clinton, qui 
soutient selon lui l'entrée de réfugiés syriens aux Etats-Unis 
et a réclamé des contrôles plus stricts des immigrants. 
 
 (Amanda Becker et Emily Flitter, Nicolas Delame pour le service 
français) 
 
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