Trump conteste à nouveau un piratage russe de la campagne Clinton

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    WASHINGTON, 4 janvier (Reuters) - Donald Trump a une 
nouvelle fois émis des doutes mercredi sur le piratage 
informatique auquel se serait livrée la Russie pour tenter 
d'influencer l'issue de l'élection présidentielle aux Etats-Unis 
en faveur du candidat républicain. 
    Dans une série de messages sur son compte Twitter, le 
président élu continue de soutenir que les conclusions de 
plusieurs agences du renseignement américain, notamment celles 
contenues dans un rapport confidentiel de la CIA, sont sujettes 
à caution et il entretient le doute sur leur régularité. 
    Selon la communauté américaine du renseignement, des actes 
de piratage ont été commis par des groupes proches des services 
de sécurité russes contre les serveurs du Comité national 
démocrate (CND) avant le scrutin du 8 novembre. 
    Les documents ainsi récupérés, en particulier des courriers 
électroniques de John Podesta, directeur de campagne d'Hillary 
Clinton, ont ensuite "fuité" dans la presse via le site 
WikiLeaks, sans doute dans le but d'influencer le scrutin. 
    Donald Trump dément avoir bénéficié de ces opérations de 
piratage dont il impute la responsabilité au Parti démocrate 
lui-même qui, selon lui, s'est montré imprudent dans ses 
protocoles de sécurité. 
    "Julian Assange (le fondateur de WikiLeaks) dit qu'un gamin 
de 14 ans aurait pu pirater Podesta. Pourquoi le CND a-t-il été 
aussi imprudent ?" écrit-il sur son compte Twitter. 
    Julian Assange dit aussi que les Russes ne lui ont transmis 
aucune information, ajoute le futur président des Etats-Unis 
avant de s'en prendre à la manière "très malhonnête" dont il 
estime que la presse américaine et la chaîne de télévision Fox 
News ont rendu compte de cette affaire. 
    Le FBI, la CIA et la Direction du renseignement national 
américain ont conclu à la responsabilité de la Russie dans le 
piratage des serveurs du CND et estiment que ces actions 
visaient à favoriser la candidature de Donald Trump. 
    Le Sénat américain a prévu vendredi une audition consacrée 
aux cybermenaces extérieures pesant sur les Etats-Unis au cours 
de laquelle témoigneront James Clapper, directeur du 
renseignement national, et l'amiral Mike Rogers, qui dirige le 
Cyber Command des forces américaines. 
    Donald Trump s'est également interrogé sur cette procédure 
parlementaire. "L'audition du renseignement sur le prétendu 
piratage russe a été reportée à vendredi, peut-être pour avoir 
le temps de monter le dossier. Très étrange !" dit-il. 
    Donald Trump doit rencontrer vendredi James Clapper ainsi 
que le directeur de la CIA, John Brennan, et celui du FBI, James 
Comey, a confirmé mercredi un de ses porte-parole. 
 
 (David Alexander et Doina Chiacu, Pierre Sérisier pour le 
service français, édité par Gilles Trequesser) 
 
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