Trump comme un remake de Reagan

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La remontée des taux longs est une menace pour Wall Street. (© Wall Street)
La remontée des taux longs est une menace pour Wall Street. (© Wall Street)

La victoire surprise du populisme est le seul point commun sur les marchés entre le référendum britannique du 23 juin et l’élection présidentielle américaine du 8 novembre. Le Brexit a donné lieu à un flight to quality au profit des emprunts d’Etat et à une dévaluation du sterling. La victoire de Donald Trump se solde par une appréciation du dollar et une remontée généralisée des taux longs.

La sortie du Royaume Uni de l’UE est un saut dans l’inconnu. Avec ses promesses de baisse d’impôts et de régulation, sa dérive droitière et son anti conformisme, Trump rappelle Reagan. La « Reaganomics », ce fut des réductions d’impôts appelées à stimuler la croissance (politique de l’offre), mais qui engendrèrent un déficit public structurel de 4%, un gonflement de la dette de 30 à 50% du PIB et une vive appréciation du dollar comme le veut l’effet d’éviction en changes flexibles. Ajoutons que Trump a viré « soft » et May « hard ».

Remontée des taux longs et du dollar ou l’effet d’éviction par anticipation

L’analogie avec Ronald Reagan couplée à une victoire incontestable et une édulcoration des propositions de campagne ont eu raison dès le lendemain de l’élection américaine de la poussée de fièvre du Vix ne laissant à terre que le peso mexicain. Baisse d’impôts et augmentation des dépenses d’infrastructure dessinent paradoxalement une politique très keynésienne, dont

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  • M4599871 il y a 2 mois

    On comprend pas très bien le terme dérive droitière. Toute politique qui n'est pas de gauche est une dérive droitière ?

  • berneli1 il y a 2 mois

    Commencent à nous casser les c.... avec leur terme "populisme". Ce sont les PEUPLES qui se sont prononcés. C'est ça la DEMOCRATIE.