Trump accuse le "communiste" Bernie Sanders des heurts à Chicago

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 (Actualisé, nouvel incident lors d'une réunion de Trump, §§ 2, 
3) 
    par William Philpott 
    DAYTON, Ohio, 12 mars (Reuters) - Le républicain Donald 
Trump a accusé samedi les partisans du démocrate Bernie Sanders 
d'être responsables des échauffourées qui ont conduit à 
l'annulation d'une de ses réunions électorales vendredi à 
Chicago et a qualifié le sénateur du Vermont de "communiste". 
    Un nouvel incident a marqué samedi une réunion publique de 
l'homme d'affaires new-yorkais à l'aéroport international de 
Dayton, dans l'Ohio. Un homme a réussi à franchir les cordons de 
sécurité près de la tribune et quatre agents des services 
secrets se sont aussitôt précipités pour entourer et protéger 
Donald Trump. 
    L'homme, vêtu d'un T-shirt noir et d'un jeans, a été 
maîtrisé et emmené hors de la salle et l'orateur a pu poursuivre 
son discours. 
    Donald Trump, qui fait figure de favori pour l'investiture 
du Parti républicain en vue de l'élection présidentielle de 
novembre aux Etats-Unis, poursuivait sa campagne samedi par des 
réunions dans l'Ohio et le Missouri. 
    Cinq primaires importantes doivent se tenir mardi prochain 
dans l'Ohio et l'Illinois ainsi que dans trois autres Etats. 
    Le meeting de Chicago a été annulé vendredi après des heurts 
entre partisans et adversaires du magnat de l'immobilier. 
    Ces affrontements font suite à une série de violents 
incidents lors de meetings du milliardaire républicain, lors 
desquels des manifestants et des journalistes ont été frappés et 
éjectés. 
    "Tout à coup, une attaque planifiée est arrivée de nulle 
part", a déclaré Donald Trump samedi matin à Dayton en évoquant, 
à propos des organisateurs de la protestation, des 
"professionnels". 
    Il affirme que ses propres partisans ont été insultés et 
"harcelés". "Ils ont été harcelés par ces autres personnes, ces 
autres personnes qui, soit dit en passant, pour certaines 
représentaient Bernie, notre ami communiste." 
    "Maintenant, vraiment, Bernie devrait dire à ses gens (...) 
: 'arrêtez, arrêtez'", a déclaré Donald Trump. 
    Le candidat à la primaire démocrate, challenger d'Hillary 
Clinton, se qualifie lui-même de "socialiste démocrate". 
     
    "ENVIRONNEMENT TOXIQUE" 
    Avant la réunion de Dayton, Donald Trump avait qualifié de 
"voyous" ceux qu'il estime responsables de l'annulation de son 
meeting de Chicago. 
    "Ce groupe organisé de personnes, des voyous pour nombre 
d'entre eux, qui ont mis sous le boisseau notre premier 
amendement à Chicago, a complètement dynamisé l'Amérique", 
a-t-il déclaré sur Twitter. 
    Le premier amendement de la Constitution américaine protège 
la liberté d'expression et de réunion. 
    Les meetings du magnat de l'immobilier attirent souvent de 
petits groupes de manifestants mais la réunion de vendredi était 
la première où il y avait semble-t-il autant de pro-Trump que 
d'anti-Trump. 
    Donald Trump a notamment été très critiqué pour avoir appelé 
à la construction d'un mur à la frontière entre les Etats-Unis 
et le Mexique afin de lutter contre l'immigration et pour avoir 
proposé d'interdire temporairement aux musulmans l'entrée aux 
Etats-Unis.  
    Prié de dire sur CNN s'il était prêt à retirer certains de 
ses propos, Donald Trump a répondu : "(...) A propos 
d'immigration illégale, je n'ai aucun regret d'aucune sorte 
(...) Si je n'avais pas abordé ce thème de l'immigration 
illégale, ça n'aurait même pas été un sujet de campagne". 
    Selon la police, cinq personnes ont été arrêtées vendredi au 
meeting de Chicago, dont un journaliste de CBS News. Deux 
policiers ont été blessés dont l'un a eu besoin de points de 
suture, a indiqué la police 
    Avant l'annulation de Chicago, Donald Trump avait fait une 
apparition vendredi à St. Louis, où des manifestants l'avaient 
contraint à interrompre son discours à plusieurs reprises. 
    Ses rivaux Ted Cruz et Marco Rubio ont fait part de leurs 
critiques, tandis que le quatrième candidat à la primaire 
républicaine, John Kasich, a déclaré à la presse que Trump avait 
créé un contexte "toxique". 
    "Et cet environnement toxique a permis à ses partisans, et à 
ceux qui cherchent la confrontation, de se retrouver dans la 
violence", a déclaré le gouverneur de l'Ohio. 
 
 (Emily Flitter et Fiona Ortiz; Danielle Rouquié et Guy Kerivel 
pour le service français) 
 
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