Trudeau défend et complète sa réaction à la mort de Castro

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    TORONTO, 27 novembre (Reuters) - Critiqué pour avoir rendu 
un vibrant hommage à Fidel Castro sans évoquer l'état des 
libertés à Cuba, le Premier ministre canadien Justin Trudeau a 
défendu dimanche sa réaction tout en ajoutant que l'ancien 
dirigeant cubain avait été un dictateur. 
    "Le fait est que Fidel Castro avait un impact profond et 
durable sur le peuple cubain", a-t-il dit à la presse lors du 
sommet de la Francophonie à Madagascar. 
    "Il était sans aucun doute une figure polarisante et il y a 
eu sans aucun doute des inquiétudes significatives au sujet des 
droits de l'homme, c'est un point auquel je suis ouvert et que 
j'ai souligné", a-t-il poursuivi. 
    Cette rectification constitue une réponse à la colère et à 
l'ironie qui ont accompagné sa déclaration diffusée après 
l'annonce de la mort de Castro, vendredi soir à l'âge de 90 ans. 
    Dans ce texte, Trudeau évoquait sa "profonde tristesse" et 
saluait la mémoire d'un "dirigeant remarquable", "leader plus 
grand que nature (ayant) consacré près d'un demi-siècle au 
service du peuple cubain".  
    Il listait aussi les progrès en matière d'éducation et de 
santé réalisés par Cuba sous sa direction et, tout en notant 
qu'il était une "figure controversée", mentionnait "son amour et 
son dévouement immenses envers le peuple cubain" et l'"affection 
profonde et durable" que ce dernier éprouvait "pour 'el 
Comandante'". Mais pas un mot sur la répression des dissidents 
ou son omniprésence à la tête du pays de 1959 à 2006. 
    Dimanche, le Premier ministre fédéral, dont le père et 
prédécesseur Pierre Elliot fut le premier chef d'un gouvernement 
d'un pays de l'Otan à se rendre à Cuba en 1976, a noté que son 
communiqué visait "à honorer la mort d'un ancien chef d'Etat" 
d'un pays avec lequel le Canada entretient des relations de 
longue date et non à faire abstraction d'une histoire peu 
reluisante. 
    Il a également indiqué qu'il avait évoqué la question des 
droits de l'homme lors de la visite officielle qu'il a effectuée 
ce mois-ci à Cuba. 
    A un journaliste lui demandant alors s'il pensait que Castro 
était un dictateur, Trudeau a répondu: "Oui." 
     
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    LE POINT sur la mort de Fidel Castro   
 
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 (Amran Abocar; Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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  • cavalair il y a 5 jours

    G-Jo;y aime les dictateurs, moi aussi mais je les aime morts

  • g.joly1 il y a 5 jours

    Un réaction honnête basée sur les faits. Pas comme les apprentis commentateurs du forum.