Troyes, l'étrange rêve américain...

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Troyes, l'étrange rêve américain...
Troyes, l'étrange rêve américain...

Après le cauchemar de la saison dernière, le rêve américain ? C'est ce qui était promis à l'ESTAC, club traumatisé par sa dernière expérience de la L1 mais qui devait retrouver fierté et ambition en étant racheté il y a près de deux mois par un ambitieux repreneur américain. C'était du sûr, annonçait le président sortant Daniel Masoni. Sauf que la nouvelle saison a déjà (mal) commencé et le mystérieux Gary Allen a disparu des écrans radars.

C'était le 6 juin dernier, c'était l'annonce du débarquement allié. Les Américains à la rescousse ! Pas sur les plages normandes, non, dans l'Aube, au secours d'un club dépressif : l'ESTAC, sorti traumatisé de sa dernière expérience cataclysmique en Ligue 1, avec à sa tête un président contesté et vendeur, sans succès, même avec ristourne. Mais voilà qu'en conférence de presse ce fameux 6 juin, Daniel Masoni officialisait la rumeur qui courrait depuis quelques jours déjà : un repreneur allait arriver, enfin. Et d'Amérique. Pas un ponte de chez Intel, comme il était pressenti, mais un certain Gary Allen, ayant réussi dans la déco intérieure. L'annonce, la voici : "Depuis quelques semaines, par l'intermédiaire de Gary Allen, un projet s'est matérialisé pour la cession de 100 % du club. Le rachat de la totalité des parts est la condition sine qua non du compromis signé, ayant effet à partir de septembre. Gary Allen et ses partenaires financiers se sont engagés à acheter la totalité des actions du club." C'était du rassurant, d'autant que Masoni, président-actionnaire détenteur de 85% de l'ESTAC, enchaînait les commentaires laudateurs concernant son successeur, qu'il présentait comme un homme d'affaire à la tête "d'un empire", "président d'un club de deuxième division américaine". Le réflexe est alors de taper "Gary Allen" dans Google et de vérifier. L'empire en question, c'est une entreprise spécialisée dans les objets décoratifs : Allen Designs Studio, au siège basé à Vancouver, pas loin de Portland mais de l'autre côté de la frontière, au Canada. Une affaire gérée surtout par sa femme canadienne, Michelle. Des appliques murales et des horloges bariolées, pour ne pas dire kitsch. Enfin bon, les goûts et les couleurs… "Empire" ? Pourquoi pas, chacun son interprétation d'un empire. "Club de deuxième division américaine", en revanche, c'est non à 100%. Gary Allen est président d'un club de foot, certes, mais le Spartans Futbol Club de Portland, surtout réputé pour sa formation, a son équipe fanion qui évolue en National Premier Soccer League (NPSL), un championnat de rang 4, en gros l'équivalent du CFA français. Les Spartans peuvent par exemple y affronter la réserve des New York Red Bulls. Bref, du foot semi-amateur, voire complètement amateur. À ne pas…

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