Trophée des Champions - Lyon : La faillite de l'OL n'est pas seulement celle de sa défense

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Trophée des Champions - Lyon : La faillite de l'OL n'est pas seulement celle de sa défense
Trophée des Champions - Lyon : La faillite de l'OL n'est pas seulement celle de sa défense

Si la défense lyonnaise a clairement pris l’eau samedi lors du Trophée des Champions (4-1), les individualités qui la composent ne sont pas les seules en cause dans le fiasco. C’est une remise en question collective dont l’OL a besoin.

Bruno Genesio est tombé de haut samedi. L’entraîneur de l’OL ambitionnait ouvertement la veille de faire le match avec le PSG, de le titiller sur 90 minutes au Wörthersee Stadion. Mais il a assisté impuissant à la claque reçue par son équipe devant le quadruple champion de France en titre (4-1). Une fessée qui aurait pu prendre une autre ampleur si les Parisiens n’étaient pas tombés dans la facilité par instants ou n’avaient pas manqué d’un soupçon de réussite, comme sur ce lob d’Angel Di Maria retombé sur la barre (23eme). C’est dire si les Lyonnais sont passés à côté de leur sujet à Klagenfurt. « C’est assez difficile, parce qu’il n’y avait eu aucun signe dans la préparation d’une telle faillite au niveau défensif, a reconnu Genesio en conférence de presse après la rencontre. Il y avait l’ambition que l’on souhaitait avoir dans le jeu, mais ça ne veut pas dire qu’il faut oublier certains principes de base, des fondamentaux. On a mis la charrue avant les bœufs, ce qui nous a pénalisés. On a été punis pratiquement à chaque fois que le PSG était dans notre camp. le score aurait pu être encore plus lourd si le PSG avait fait preuve de plus d’efficacité. On a failli défensivement. »

Le premier but du PSG, un symbole

C’est peu de le dire. Au sortir de la rencontre, le visage fermé et le verbe franc, Genesio n’a pas souhaité entrer dans l’analyse des cas individuels et lavera le linge sale en famille dans les prochains jours. Il y aura de quoi faire, tant certains ont passé une soirée compliquée en Autriche. A commencer par Rafael et Jérémy Morel, dépassés par les événements sur leur côté respectif. A leur décharge, ils y ont été abandonnés par leurs ailiers, que ce soit Nabil Fekir ou Maxwel Cornet. L’ouverture du score du PSG est en cela symbolique de l’échec collectif des Lyonnais. Au départ, Fekir n’a pas suivi le départ de Layvin Kurzawa dans son dos. Rafael a ensuite trop tardé à gêner le centre du latéral parisien et Morel s’est retrouvé battu par Javier Pastore à la tombée du ballon dans la surface. Un déficit d’implication et un problème d’attitude regrettés par Genesio au coup de sifflet final. « On a fait preuve de naïveté, on a manqué de concentration. (…) Je suis déçu parce que je ne m’attendais pas à ça. Ça montre aussi qu’on a encore beaucoup de travail, de chemin à faire. C’est peut-être un mal pour un bien avant le début du championnat. »

Première compliquée pour Nkoulou avec l'OL

C’est surtout un rappel à l’ordre, une leçon d’humilité. Les trois derniers mois de la saison passée ne doivent pas faire oublier la prépondérance du collectif, sa supériorité sur l’individu. L’OL voulait prendre son adversaire à son propre jeu et s’installer dans le camp adverse par son pressing. Mais trop souvent désordonné, avec des courses non coordonnées, il a laissé des trous béants dans le bloc. Le trio Gonalons - Darder - Tolisso n’a pas affiché sa complicité habituelle et a ouvert des boulevards aux techniciens du PSG, Pastore en tête, qui n’en demandaient pas tant. Il a surexposé sa charnière aux attaques rapides des Parisiens, Nicolas Nkoulou vivant une première en match officiel avec Lyon hyper compliquée aux côtés de Mapou Yanga-Mbiwa. Si les Gones veulent réellement réduire l’écart avec le club de la Capitale, le chantier reste important. Une partie des certitudes acquises lors d’une préparation réussie, avec trois victoires contre des clubs référents en Europe (Zenit Saint-Pétersbourg, Sporting Portugal, Benfica Lisbonne), s’est évaporée dans le ciel autrichien. A une semaine de la reprise de la L1 et cinq du coup d’envoi de la Ligue des Champions, les voyants ont changé de couleur. Et ce n’est pas pour rassurer les Lyonnais.
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