Trop d'actions et pas assez d'obligations dans le futur PEA-PME ?

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(lerevenu.com) - Stéphane Fantuz, président de la CNCIF et Didier Kling, président de la CNCEF, rappellent qu'en février dernier, dès la remise de leur rapport en faveur du PEA-PME, aux députés en mission Karine Berger et Dominique Lefebvre, ils avaient insisté sur la «nécessité d'ouvrir largement le PEA-PME aux obligations». Mais, les dirigeants de la Chambre nationale des conseillers en investissements financiers (CNCIF) et de la Chambre nationale des conseils experts financiers (CNCEF) regrettent de n'avoir été que partiellement entendus par le ministre de l'Economie. Pierre Moscovici vient d'annoncer la création d'un PEA destiné aux PME, qui verra le jour en 2014 : «C'est une initiative bien venue mais qui reste excessivement concentrée sur les actions au détriment des obligations.» 

D'après les premières indications données par le gouvernement, l'accès direct au PEA-PME «serait refusé aux obligations en direct». Cette restriction aurait pour effet «d'hypothéquer fortement l'ouverture naissante du marché des obligations cotées aux PME/ETI, relais pourtant indispensable des crédits bancaires en voie de réduction du fait des évolutions Bâle III», font valoir les représentants des deux associations professionnelles. La faible liquidité des émissions obligataires cotées ne les rendent de toutes façons pas accessibles aux investisseurs institutionnels : «Seuls les particuliers investissant chacun un montant limité sont à même d'y investir et sans l'appui du PEA-PME, il y a fort à parier que ce chaînon indispensable du financement des PME/ETI ne se développe jamais? » 

La CNCEF et de la CNCIF proposent donc :

- que les obligations de PME/ETI soient éligibles au PEA-PME ;

- que la contrainte de 50% d'actions imposée aux fonds éligibles au PEA-PME soit levée. La CNCEF et la CNCIF ont aussi «la conviction que le support obligataire a pour avantage d'être mieux perçu que le support actions, aussi bien par les épargnants que par de nombreux dirigeants de PME/ETI, en permettant à ces derniers de répondre à leur besoin de liquidité sans remettre en question leur indépendance du fait de l'ouverture de leur capital».

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