Troisième séance de négociation pour sauver les retraites complémentaires

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Les partenaires sociaux se retrouvent ce vendredi pour une 3ème séance de négociation qui doivent aboutir en juin. Une réunion au cours de laquelle FO produira une étude montrant que le trou à boucher n'est pas aussi important qu'attendu.

On va commencer à rentrer sérieusement dans le dur. Ce vendredi se tient la 3ème séance de négociation sur les retraites complémentaires, qui doit aboutir en juin. L'objectif des partenaires sociaux est toujours le même: trouver de nouvelles ressources pour équilibrer les régimes Agirc (cadres) et Arrco (tous salariés) dont les réserves fondent à vue d'œil et menacent leur survie. Les caisses ne pouvant pas emprunter d'argent sur les marchés pour équilibrer leur déficit annuel, l'extinction des deux est programmée pour 2018 pour la première et 2027 pour la seconde. Le patronat a fixé la barre très haute: dégager 7 milliards d'économies sur une décennie. Et propose, entre autres, de décourager les départs à partir de 62 ans en fixant des décotes importantes (et dégressives jusqu'à 67 ans).

Pour FO, qui préside l'Arrco, c'est niet. «Il n'est pas question de prendre des mesures d'âge», a très clairement indiqué Jean-Claude Mailly, son secrétaire général, dans une interview au Figaro publiée jeudi .Et ce d'autant que FO conteste l'estimation d'un besoin de financement de 7 milliards. La centrale de l'avenue du Maine a en effet fait étudier par l'Arrco l'incidence de la crise économique de 2007/2008 sur les soldes techniques, afin de dégager ce qui relève, dans le besoin de financement des années à venir, de causes conjoncturelles de raisons structurelles. Un document dont Le Figaro a pris connaissance et que FO mettra sur la table des discussions ce vendredi.

Bond des recettes de cotisation

«Sur les 7 milliards de trou à boucher, seuls 1 à 2 sont structurels, indique Jean-Claude Mailly. Le reste est lié à l'absence de croissance et à la crise». Dit autrement, pas besoin de prendre des mesures aussi violentes que le dit le patronat. «Si ça repart, on fera quoi demain?», s'interroge le patron de FO, pour qui l'élasticité des caisses de retraites complémentaires est très forte. C'est-à-dire qu'une forte croissance induit automatiquement un bond des recettes de cotisations. Résultat, un peu comme le prônent certains sur l'assurance chômage, il n'y a qu'à attendre que la croissance revienne et la plupart des problèmes du régime se régleront d'eux-mêmes.

Même si FO, avec son étude, tente de rabattre un peu les cartes, la centrale n'est pas vraiment inquiète pour l'issue de la négociation. Les partenaires sociaux, comme ils l'ont toujours fait jusque là, seront au rendez-vous et trouveront des solutions, plus ou moins fortes, pour éviter la faillite des régimes, l'Agirc en tête. Tout juste faut-il que le gouvernement, qui leur met une forte pression, leur lâche un peu la grappe…

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