Trois syndicats signeront l'accord compétitivité chez Renault

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LA CFDT VA SIGNER L'ACCORD DE COMPÉTITIVITÉ CHEZ RENAULT
LA CFDT VA SIGNER L'ACCORD DE COMPÉTITIVITÉ CHEZ RENAULT

PARIS (Reuters) - Trois syndicats, représentant plus de 64% des salariés, signeront l'accord de compétitivité proposé par Renault en échange de l'attribution à ses usines françaises de volumes de production supplémentaires.

La CFDT, troisième syndicat du constructeur automobile, s'est prononcée à son tour jeudi en faveur du projet.

"Après consultation de nos équipes et vérification juridique de l'accord, nous allons donner un avis favorable", a déclaré au téléphone à Reuters Fred Dijoux, représentant de la CFDT.

"Il sera utile à l'entreprise et permettra à l'outil industriel français de concurrencer des usines comme en Espagne ou en Grande-Bretagne", a-t-il ajouté.

Avant la CFDT, qui représente 19,1% des voix, la CFE-CGC, principal syndicat de Renault avec 29,7% des voix, et Force Ouvrière (15,6% des voix), ont déjà annoncé leur intention de signer l'accord de compétitivité.

La CGT, deuxième syndicat de Renault avec 25,2% des voix, a pour sa part toujours dit jusqu'à présent qu'elle ne signerait pas, notamment parce qu'à ses yeux la réduction d'effectifs envisagée risquerait de fragiliser Renault au sein de l'alliance avec le constructeur japonais Nissan.

L'accord de compétitivité, sur lequel direction et syndicats planchent depuis l'automne dernier, prévoit notamment un allongement du temps de travail, un gel des salaires cette année et 8.200 suppressions d'emplois sur la durée de l'accord, qui court jusqu'en 2016, via les départs à la retraite et les démissions.

En échange, Renault s'est engagé à maintenir tous ses sites français sur la durée de l'accord et à leur attribuer des volumes de production supplémentaires pour le compte de partenaires, notamment Nissan. Au total, la production annuelle du groupe en France pourrait s'en trouver accrue de 180.000 véhicules pour atteindre 710.000 véhicules environ en 2016.

Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot

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  • msglyon le jeudi 7 mar 2013 à 17:58

    Et bien voila. Et après on va écrire que les français, notamment les syndicats, ne savent pas négocier. Ce qui est , de facto, absolument faux , dans 95% des négo sociales. Les 5% qui échouent ont étonnamment beaucoup beaucoup plus de place dans les médias et entretiennent beaucoup plus de commentaires niveau CP et de buzz... Allez savoir pourquoi...