Trois semaines de crise et toujours pas de solution à l'UMP

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TOUJOURS PAS DE SOLUTION À L'UMP
TOUJOURS PAS DE SOLUTION À L'UMP

PARIS (Reuters) - François Fillon et Jean-François Copé se retrouvent pour la cinquième fois lundi afin de négocier une issue à la crise qui paralyse l'UMP depuis l'élection contestée du 18 novembre, mais rien ne semble à même de faire bouger les lignes entre les deux rivaux après trois semaines de confrontation.

Dans une interview au Parisien Dimanche, le président proclamé de l'UMP réaffirme son opposition à un nouveau scrutin à bref délai, comme le réclame l'ancien Premier ministre et le mouvement des "non-alignés" emmenés par Nathalie Kosciusko-Morizet et Bruno Le Maire.

"Nous ne pouvons pas nous permettre de repartir dans une campagne interne qui amènerait son nouveau lot de divisions alors que notre famille est déjà fragilisée", justifie-t-il.

Le député-maire de Meaux réitère sa proposition d'un vote après les élections municipales de 2014, alors que son mandat court théoriquement jusqu'en 2015.

"C'est un vrai geste d'ouverture de ma part, pas une négociation de marchands de tapis. Je m'engage aussi à ce que tout le monde trouve sa place dans l'équipe, sans exclusive", déclare-t-il.

Jean-François Copé et François Fillon, qui se sont vus à quatre reprises la semaine dernière à l'Assemblée nationale, ne laissent rien filtrer de leurs entrevues.

PARTAGE DES PRÉROGATIVES?

Après une nouvelle rencontre jeudi, ils étaient convenus d'une parenthèse pour que le sourd écho de leurs conciliabules ne nuise pas aux candidats de l'opposition en lice dimanche dans trois législatives partielles délicates : Hauts-de-Seine, Val-de-Marne et Hérault.

"On prend juste le temps de se parler parce que cette crise est désastreuse pour notre famille politique", précise Jean-François Copé, au risque de nourrir les craintes de ceux qui, à l'UMP, accusent "copéistes" et "fillonistes" de vouloir entretenir le statu quo.

La solution d'une répartition des rôles entre les deux protagonistes - à Jean-François Copé la direction du parti, à François Fillon la présidence d'un groupe UMP réunifié à l'Assemblée - a été avancée cette semaine. "Ce n'est pas le sujet", répond Jean-François Copé. "Le sujet d'aujourd'hui, c'est de travailler ensemble, pas séparés".

L'autre option, selon des élus des deux camps, serait d'instaurer une direction collégiale à la tête de l'UMP où une répartition des postes à parité refléterait le scrutin serré - quasiment 50-50 - de l'élection du 18 novembre. Un "Yalta" dont ne veulent pas les "non-alignés".

"J'espère que nous trouverons une solution politique plutôt qu'une solution judiciaire", déclare Jean-François Copé.

François Fillon, qui a créé un groupe dissident à l'Assemblée (le "R-UMP") comme moyen de pression, menace de saisir la justice si aucun solution n'est trouvée.

"Je ne le reconnais pas. Il est enragé", déclare un intime de l'ancien Premier ministre dans Le Journal du Dimanche.

Sophie Louet

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  • cavalair le dimanche 9 déc 2012 à 19:20

    NI l'UN ni l'AUTRE On en a marre de ces k.ons la.

  • jbellet le dimanche 9 déc 2012 à 18:12

    copé arrête de prendre les militants pour des cons

  • uraniu88 le dimanche 9 déc 2012 à 18:06

    pour être aussi k.on il faut que la place soit bonne

  • Georg47 le dimanche 9 déc 2012 à 17:55

    Je pense à ni-ni : ni Fillon ni CopéRas-le-Bol

  • M6744133 le dimanche 9 déc 2012 à 17:37

    y EN A MARRE DE CE FILLON DE PACOTILLE ! pauvre type, il est déçu ! il pensait qu'il serait plébiscité ! quel désavoeu qu'il ne veut pas reconnaitre !