Trois prétendants pour la présidence du groupe UMP à l'Assemblée

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Trois prétendants pour la présidence du groupe UMP à l'Assemblée
Trois prétendants pour la présidence du groupe UMP à l'Assemblée

PARIS (Reuters) - Trois députés ont présenté leur candidature à la présidence du groupe UMP à l'Assemblée, un scrutin interne considéré comme le premier acte de la lutte pour la direction du parti.

Christian Jacob, un proche de Jean-François Copé, et Xavier Bertrand, soutien de François Fillon, seront mercredi les deux principaux prétendants avec l'ancien ministre de l'Economie Hervé Gaymard pour arbitre de cette confrontation.

Les 194 députés UMP éliront mercredi matin leur représentant, une fonction influente qui dépasse le seul cadre parlementaire, avec en toile de fond l'affrontement Copé-Fillon pour la direction de l'UMP qui se décidera à l'automne.

L'ancien ministre Xavier Bertrand, réélu sur le fil dimanche dans la 2e circonscription de l'Aisne avec 50,25% des voix, a confirmé mardi sa candidature.

"Il y a aujourd'hui une nouvelle donne politique et je pense qu'il faut qu'il y ait aussi un changement pour ce groupe UMP. La majorité, l'opposition, ce n'est pas la même chose", a expliqué l'ex-ministre du Travail.

"Il va falloir que nous soyons une opposition combative, résolue, qui sache aussi prendre en compte l'intérêt général. Et l'esprit de responsabilité, ça compte", a-t-il ajouté. "Et puis il faudra aussi donner toute leur place aux députés".

Xavier Bertrand, ancien secrétaire général de l'UMP, a souhaité après la défaite des élections législatives que l'UMP "retrouve le 'P' de populaire".

"Il faut parler à la France des classes moyennes, des ouvriers, des entrepreneurs. Pour nous, la clé, c'est la clarté et la fermeté sur nos valeurs. C'est peut-être ce qui nous a manqué dans cette élection", a-t-il déclaré au Parisien.

"L'HOMME DE LA SITUATION"

Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a fait mardi l'éloge du président sortant du groupe, Christian Jacob, qui se représente.

C'est "l'homme de la situation", a-t-il dit sur Europe 1.

"C'est un homme solide, chaleureux, extrêmement loyal et combatif dans la tourmente. Et nous sommes dans la tourmente", a-t-il expliqué. "Il est attentif aux autres, il renvoie les ascenseurs, il est au milieu de ses troupes quand c'est difficile", a poursuivi Jean-François Copé.

L'ancien ministre de Jacques Chirac a également reçu mardi le soutien officiel de l'ex-ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire, désormais député de l'Eure, auquel on prête l'ambition de briguer la présidence de l'UMP lors du congrès de novembre.

"La candidature de Xavier Bertrand est parfaitement légitime", mais "je ne le cache pas, je soutiendrai Christian Jacob. Parce que c'est un ami, parce que je le connais de longue date", a-t-il déclaré sur France Inter.

L'ancien ministre de l'Agriculture a souhaité que ce scrutin ne soit pas l'affrontement de deux camps préfigurant la bataille interne pour la présidence du premier parti d'opposition.

Christian Jacob, dont les chances de réélection sont fortes, a relativisé l'enjeu du scrutin. "C'est une candidature comme une autre. Il n'y a pas de guerre, c'est la démocratie. Je l'aborde avec beaucoup de sérénité", a-t-il dit à la presse.

Hervé Gaymard, ancien ministre de l'Economie de Jean-Pierre Raffarin et député de Savoie, s'est porté candidat mardi.

"Je ne suis pas un candidat de procuration par rapport aux prochaines échéances de l'UMP à la fin de l'année", a-t-il dit.

L'ancien ministre des Affaires européennes, Jean Leonetti, qui envisageait de se présenter, a jeté l'éponge mardi.

Signe des tensions, Xavier Bertrand et Hervé Gaymard ont demandé qu'avant le vote qui débute mercredi à 11h00 le groupe se réunisse et que les candidats disposent chacun de cinq minutes pour présenter leur programme, une proposition qui a été rejetée par Christian Jacob.

"Nous n'avons pas besoin de cela, nous nous connaissons tous d'autant plus que nous sommes moins nombreux depuis dimanche", a-t-il dit aux journalistes.

L'ancienne ministre Nathalie Kosciusko-Morizet a mis en garde mardi contre des querelles stériles.

"Je pense qu'on va dégoûter les Français à parler trop de personnes et pas assez de propositions", a-t-elle jugé sur France Info.

Sophie Louet et Emile Picy, édité par Yves Clarisse

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  • M3101717 le mardi 19 juin 2012 à 10:11

    Ils étaient déjà pitoyables... Ridicules ? Affamés ?

  • M140210 le mardi 19 juin 2012 à 09:11

    Le combat des coqs a commencé