Trois pirates somaliens condamnés à neuf ans de prison

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TROIS SOMALIENS CONDAMNÉS POUR AVOIR PIRATÉ LE VOILIER TANIT ET PRIS DES OTAGES
TROIS SOMALIENS CONDAMNÉS POUR AVOIR PIRATÉ LE VOILIER TANIT ET PRIS DES OTAGES

RENNES (Reuters) - Trois Somaliens ont été condamnés vendredi à neuf ans de réclusion criminelle par la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine pour avoir abordé le voilier Tanit en avril 2009 et avoir séquestré cinq otages, dont un enfant de trois ans et demi.

L'avocat général avait requis dix à douze ans de réclusion à l'encontre de ces hommes, âgés de 26 à 31 ans, qui étaient passibles de la prison à perpétuité pour "détournement de navire par violence" et "enlèvement et séquestration arbitraire de plusieurs personnes commis en bande organisée".

Le skipper du navire, Florent Lemaçon, 28 ans, avait trouvé la mort, victime d'une balle française lors des échanges de tirs ayant suivi l'assaut des commandos de marine pour libérer les otages, le 10 avril 2009.

Parti de Vannes (Morbihan) en février pour un voyage à but humanitaire, le voilier Tanit se trouvait à 900 km des côtes somaliennes avec Florent Lemaçon, son épouse Chloé, leur fils de trois ans et demi et deux autres équipiers à son bord lorsqu'il a été abordé par un groupe de cinq pirates somaliens.

Deux d'entre eux ont été tués lors de l'assaut des forces françaises, qualifié "d'opération hasardeuse" par l'avocat de la famille, qui a dénoncé le délai d'un an avant que la justice française ne reconnaisse officiellement que la balle ayant tué le skipper avait été tirée par un membre du commando.

Se disant anciens éleveurs nomades ou pêcheurs, poussés par la misère vers les agglomérations où ils ont rencontré les commanditaires d'actes de piraterie, les trois accusés, Mohamed Mahamoud, Abdelkader Osmane Ali et Mahamoud Abdi Mohamed se sont présentés comme de simples exécutants.

Ils ont tous les trois exprimé des regrets sur l'issue tragique de la prise d'otages. L'un d'eux a expliqué qu'il était parti en mer arme à la main comme s'il allait "braquer une banque".

Pierre-Henri Allain, édité par Jean-Baptiste Vey

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