Trois pays du Golfe demandent à leurs ressortissants d'éviter le Liban

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    DUBAI, 9 novembre (Reuters) - Trois pays du Golfe ont 
demandé jeudi à leurs ressortissants de ne pas se rendre au 
Liban et conseillé à ceux qui s'y trouvent d'en partir dès que 
possible, sur fond de tensions grandissantes entre l'Arabie 
saoudite et l'Iran au sujet du Liban et du Yémen. 
    L'agence de presse saoudienne SPA, citant une source au 
ministère des Affaires étrangères, a rapporté que le royaume 
demandait à ses sujets d'éviter le Liban. 
    Dans la foulée, le Koweït et les Emirats arabes unis (EAU) 
ont recommandé eux aussi à leurs ressortissants d'éviter le 
Liban. Bahreïn avait déjà appelé dimanche ses ressortissants à 
quitter le pays du Cèdre. 
    Le ministre saoudien des Affaires du Golfe a accusé le Liban 
récemment d'avoir déclaré la guerre au royaume, et a affirmé que 
le groupe chiite libanais Hezbollah, pro-iranien, était impliqué 
dans le tir d'un missile samedi dernier sur l'Arabie saoudite, à 
partir du Yémen. 
    Le bloc parlementaire du Hezbollah a demandé jeudi à 
l'Arabie saoudite de cesser de s'ingérer dans les affaires 
intérieures du Liban. 
    Le Premier ministre libanais Saad Hariri a annoncé sa 
démission samedi alors qu'il se trouvait en Arabie saoudite, 
accusant l'Iran et le Hezbollah de semer la zizanie au sein des 
pays arabes et disant craindre d'être assassiné. 
    Jeudi, deux responsables gouvernementaux libanais ont accusé 
Ryad de retenir Saad Hariri contre son gré. Un troisième a dit à 
Reuters que les autorités saoudiennes avaient ordonné à Saad 
Hariri de démissionner et l'avaient placé en résidence 
surveillée. 
    L'Arabie saoudite et des membres du Courant du futur, le 
mouvement de Saad Hariri, ont démenti qu'il soit en résidence 
surveillée.   
 
 (Dahlia Nehme et Katie Paul; Eric Faye pour le service 
français) 
 
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