Trois Palestiniens tués après l'agression de soldats israéliens

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(Actualisé avec nouveau bilan) JERUSALEM, 27 octobre (Reuters) - Trois Palestiniens ont été tués par balles après avoir agressé des soldats israéliens à l'arme blanche, mardi, en Cisjordanie occupée, a fait savoir l'armée. Deux d'entre eux se trouvaient à un carrefour, non loin d'une colonie juive, a précisé un porte-parole. Jugeant leur comportement suspect, des militaires se sont approchés et les deux hommes se sont attaqués à l'un d'eux avant d'être abattus, ajoute-t-il. Selon leurs familles, ils étaient âgés de 17 et 22 ans. L'armée israélienne a annoncé quelques heures plus tard la mort d'un troisième Palestinien qui s'était attaqué à un militaire à Hébron. Sa mort porte à 59 le nombre de Palestiniens tués depuis le début du mois. Trente-deux d'entre eux l'ont été après avoir agressé des Israéliens, selon Tsahal. Le bilan côté Israélien est par ailleurs passé à 11 morts après le décès d'un homme de 76 ans blessé le 13 octobre au cours d'une de ces agressions. Il possédait également la nationalité américaine. Ces violences sont en partie alimentées par les interrogations sur le statut de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem. Lieu saint de l'islam et du judaïsme, le site est administré par les autorités religieuses jordaniennes. Les juifs, qui l'appellent Mont du Temple, peuvent s'y rendre mais pas y prier, ce que certains contestent. Les Palestiniens craignent que les visites régulièrement organisées par des mouvements juifs et auxquels des élus s'associent parfois finissent par remettre en cause son statut. Dans un communiqué diffusé mardi, l'Autorité palestinienne dénonce "les atteintes répétées aux lieux saints" et promet la poursuite de ce qu'elle appelle "le soulèvement pacifique" contre l'occupation israélienne. Le cheikh Raëd Salah, chef de file du Mouvement islamique-Branche Nord que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu accuse d'encourager les violences, a par ailleurs été condamné mardi à 11 mois de prison pour incitation à la haine en raison d'un sermon prononcé en 2007. (Jeffrey Heller avec Ali Sawafta et Maayan Lubell, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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