Trois morts dans les manifestations en Guinée-Opposition

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(Bilan actualisé) CONAKRY, 15 avril (Reuters) - Deux jours de violents affrontements en début de semaine entre opposants et forces de l'ordre ont fait au moins trois morts et une cinquantaine de blessés en Guinée, a annoncé mercredi l'opposition. Celle-ci a invité ses partisans à suspendre jusqu'à la semaine prochaine les manifestations contre le calendrier électoral fixé par le pouvoir. Selon la coalition des partis d'opposition, six personnes au total ont été atteintes par des tirs lundi. Parmi la cinquantaine de blessés, 12 présentent des blessures par balles. Le gouvernement de Conakry assure que les forces de l'ordre n'ont pas fait usage de leurs armes et a ordonné l'ouverture d'une enquête. La Commission électorale a annoncé en mars que l'élection présidentielle aurait lieu le 11 octobre, ce qui a suscité l'indignation de l'opposition qui réclame la tenue au préalable d'élections locales en vertu d'un accord conclu en 2013. Ce scrutin local reporté de longue date pourrait permettre aux adversaires du président Alpha Condé d'accroître leur influence sur l'organisation de la présidentielle, disent certains observateurs. Pour Aboubacar Sylla, porte-parole de l'opposition, la suspension de la mobilisation va permettre aux habitants de Conakry de "respirer" mais de nouvelles manifestations sont prévues lundi à l'échelle nationale. Le gouvernement a lancé un appel au dialogue tandis que Cellou Dalein Diallo, chef de file de l'opposition, réclamait au préalable une révision du calendrier électoral. (Saliou Sam; Nicolas Delame et Guy Kerivel pour le service français)

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