Trois missiles balistiques tirés de Corée du Nord

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 (Actualisé avec réaction des Etats-Unis et de l'UE §§ 1 et 
7-10) 
    SEOUL, 19 juillet (Reuters) - L'armée nord-coréenne a 
procédé mardi au tir de trois missiles balistiques qui se sont 
abîmés en mer après avoir parcouru un demi-millier de kilomètres 
vers l'est, a rapporté l'état-major sud-coréen, entraînant de 
nouvelles condamnations de la part des Etats-Unis et de l'Union 
euroépenne.   
    Les tirs ont eu lieu entre 05h45 (20h45 GMT lundi) et 06h40 
dans la région de Hwangju, située dans le nord-ouest du pays, 
précise l'armée de Séoul.   
    "Les missiles balistiques ont effectué un vol de 500 à 600 
km, distance suffisante pour atteindre n'importe quel point de 
Corée du Sud, y compris Busan", a dit l'armée dans un 
communiqué, évoquant l'une des villes les plus au sud du pays. 
    L'armée nord-coréenne a procédé ces derniers mois à 
plusieurs tirs de missiles balistiques, dont un de moyenne 
portée en juin, et un autre lancé d'un sous-marin en juillet.  
    Elle avait promis la semaine dernière "une réponse physique" 
à la décision des Etats-Unis et de la Corée du Sud de déployer 
un système de défense antimissile Thaad (Terminal High Altitude 
Area Defense) dans la péninsule.   
    "La menace qui pèse sur notre sécurité nationale s'est  
considérablement accrue sur une très courte période", a déclaré 
le Premier ministre sud-coréen Hwang Kyo-ahn au Parlement. 
    Aux Etats-Unis, la Maison blanche a condamné ces tirs, que 
le porte-parole de la présidence, Josh Earnest, a qualifiés de 
"provocation".  
    Les tirs de missiles "ont pour seul effet de renforcer la 
détermination de la communauté internationale à contrer les 
activités illégales de la Corée du Nord", a-t-il déclaré.  
    Sur la même ligne, la porte-parole de la diplomatie 
européenne, Federica Mogherini, a dénoncé dans un communiqué une 
"violation grave et manifeste" des obligations auxquelles 
Pyongyang est astreint. 
    "A la suite de son essai nucléaire illégal du 6 janvier, ce 
nouvel épisode va intensifier les tensions dans la péninsule 
coréenne et saper la paix et la sécurité dans toute la région", 
a réagi la Haute Représentante de l'Union européenne pour la 
politique étrangère et de sécurité commune. 
    La Chine, qui a soutenu la prise de sanctions à l'encontre 
de Pyongyang tout en critiquant l'annonce de l'implantation du 
système Thaad, a appelé mardi toutes les parties concernées à la 
retenue. 
    "La situation dans la péninsule est difficile et complexe et 
toutes les parties doivent éviter de prendre des mesures 
susceptibles de raviver les tensions", a dit le ministère 
chinois des Affaires étrangères dans un communiqué. 
 
 (Jack Kim et Ju-min Park, Jean-Philippe Lefief et Nicolas 
Delame pour le service français) 
 
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