Trois Guinéens tués par les gendarmes avant l'élection - Amnesty

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CONAKRY, 22 octobre (Reuters) - Les forces de sécurité guinéennes ont abattu deux personnes désarmées et battu à mort un troisième individu à Conakry dans la période qui a précédé l'élection présidentielle en Guinée le 11 octobre dernier, a déclaré jeudi Amnesty International. Les gendarmes ont tué, en leur tirant dans le dos, un homme de 24 ans qui se rendait à pied chez son frère et un charpentier de 20 ans dans une allée. Ils ont également battu à mort à coups de matraque un étudiant d'une vingtaine d'années et abandonné son corps dans une décharge, accuse l'ONG dans un communiqué. Le porte-parole du gouvernement, Damantang Camara, a dit être au courant de ces accusations, ajouté qu'une enquête interne à la gendarmerie avait été ouverte et que les coupables seraient sanctionnés. Le président Alpha Condé a remporté un deuxième mandat consécutif de cinq ans lors de l'élection du 11 octobre, dont les résultats ont été rejetés par l'opposition. Les observateurs électoraux ont estimé que le scrutin était valable malgré quelques problèmes logistiques. (Saliou Samb; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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