Trois gardes à vue au sujet des drones survolant des centrales

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TROIS PERSONNES EN GARDE À VUE DANS L'ENQUÊTE SUR LE SURVOL DE CENTRALES NUCLÉAIRES PAR DES DRONES
TROIS PERSONNES EN GARDE À VUE DANS L'ENQUÊTE SUR LE SURVOL DE CENTRALES NUCLÉAIRES PAR DES DRONES

PARIS (Reuters) - Trois personnes, deux hommes et une femme, ont été placées en garde à vue dans l'enquête sur le survol répété de centrales nucléaires françaises par des drones, a-t-on appris mercredi de source proche de l'enquête.

Ils ont été interpellés à proximité de la centrale de Belleville-sur-Loire (Cher) en possession de deux drones, qui ne volaient pas encore, a-t-on précisé de même source.

On ignore s'il s'agit de membres d'un groupe à l'origine d'une quinzaine de survols de réacteurs depuis le début du mois d'octobre ou de jeunes ayant agi par mimétisme.

Les autorités ont affirmé que la sécurité des centrales nucléaires opérées par EDF n'était pas mise en cause par ces intrusions, mais des organisations antinucléaires ont dénoncé "l'impuissance" de l'Etat.

Le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) a déclaré que "l'ensemble des services de l'Etat en charge de la sécurité et de la sûreté des points d'importance vitale (...) sont mobilisés depuis le début des survols pour identifier les responsables de ces actes et y mettre un terme".

"Il faut ne pas minimiser mais ne pas dramatiser non plus", a répété mercredi à l'Assemblée nationale la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, réaffirmant que les drones utilisés "ne sont pas des objets dangereux".

Le survol de centrales est interdit dans un périmètre de cinq kilomètres et de 1.000 mètres d'altitude autour des sites. Greenpeace et le réseau Sortir du nucléaire ont dit ne pas être impliqués dans ces survols.

(Nicolas Baertin, édité par Gérard Bon)

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