Trois étoiles Blacks dans le ciel de Londres

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Trois étoiles Blacks dans le ciel de Londres
Trois étoiles Blacks dans le ciel de Londres

A Twickenham, la Nouvelle-Zélande est devenue ce samedi soir championne du monde pour la troisième fois de son histoire. Face à l'Australie, les Blacks se sont imposés en patrons au terme d'une finale éblouissante (34-17). C'est la première fois qu'un champion du monde en titre conserve sa couronne. Mais avec ces Blacks, l'histoire n'a plus de limite...

Le debrief

Quoi de plus beau que de remporter le plus prestigieux trophée du rugby face à son éternel rival et, qui plus est, à Twickenham, une pelouse sur laquelle il n’avait jamais encore perdu ? Face à l’Australie, la Nouvelle-Zélande a donc conservé son titre de champion du monde, quatre ans après, et au terme d’une rencontre exaltante (34-17). Exaltante, car, avant ce match, seuls onze essais avaient été inscrits en finale. Ce soir, Australiens et Néo-Zélandais en ont inscrit cinq ! Exaltante aussi car cette opposition a réuni tous les ingrédients qui la feront entrer dans la légende. Une domination outrageuse des Blacks lors du premier acte. Un premier tournant du match suite au carton jaune de B.Smith. 14 points inscrits par les Wallabies durant leur supériorité numérique. Un drop de 40 mètres sans élan de Dan Carter pour redonner de l’air aux siens. Une dernière attaque australienne et un en-avant cruel de Mitchell, lui qui a été si bon durant toute la compétition. Enfin, un dernier essai de 80 mètres de Barrett. Un scénario incroyable qui fait de cette finale 2015, sans doute, la plus belle de l’histoire. Elle consacre la Nouvelle-Zélande, aujourd’hui, plus que jamais, la meilleure nation de l’histoire.

Le joueur qui a crevé l’écran

Dan Carter. Parce qu’en première période, il était dans le viseur de Kepu. Malgré deux plaquages haut du pilier australien, il a repris sa place sur le terrain comme si de rien n’était. Parce qu’en seconde période, il a permis à son équipe de repousser le retour australien grâce à un drop magnifique de 40 mètres. Parce qu’hormis une transformation ratée face aux perches, il a été impeccable. Parce qu’à 33 ans, c’était sa dernière Coupe du monde. Et parce que bientôt, Carter rejoindra les couleurs du Racing 92 et nous permettra d'apprécier sa classe, tous les week-end, en Top 14.

Le tweet qui nous a fait rigoler

La phrase à chaud à retenir

« Conserver le titre, c'est un rêve qui devient réalité. C'est incroyable ! » (Dan Carter – Nouvelle-Zélande, au micro de TF1)

La stat dont on se souviendra

3. Comme le nombre de Coupes du monde remportées par la Nouvelle-Zélande. Après les éditions 1987 et 2011, les All Blacks décrochent un nouveau trophée, le premier hors de leur île, et deviennent l’équipe la plus titrée de l’histoire.

Les joueurs à la loupe

Nouvelle-Zélande
Un autre All Black devrait tirer sa révérence internationale ce soir : MCCAW. Le capitaine néo-zélandais a, comme à son habitude, livré un match plein dans les rucks où il a gratté sans cesse des ballons. Si les cadres s’en vont, la relève est déjà assurée à l’image de WHITELOCK, très bon tant sur les renvois australiens que défensivement avec 11 plaquages réalisés. A l’arrière, le mélange entre les génération a aussi fonctionné puisque A. SMITH, 26 ans, a parfaitement géré le jeu néo-zélandais. NONU, 33 ans, a inscrit un essai superbe après une passe après contact de WILLIAMS. Enfin, l'essai de MILNER-SKUDDER a concrétisé la domination des Blacks juste avant la pause. Avec 115 mètres, il est aussi le joueur qui a le plus progressé ballon en main.

Australie
Chaque match permet de constater les qualités de la troisième ligne australienne. FARDY-HOOPER-POCOCK, trois noms et des statistiques impressionnantes : 21 plaquages réunis pour Hooper et Pocock ou encore cinq ballons gagnés dans les rucks par Pocock et Fardy. Si sa Coupe du monde était jusque là bien terne, KURIDRANI a inscrit un bel essai après une magnifique action de GENIA et FOLEY. Par ailleurs, l’ouvreur australien a passé tous ses coups de pied face aux perches néo-zélandaises. Mais cette finale a été cruelle pour les deux Toulonnais de l’Australie. GITEAU, tout d’abord, qui a dû sortir prématurément après un choc à la tête. MITCHELL, ensuite, coupable d’un en-avant sur l’ultime attaque des Wallabies. Enfin, avec deux plaquages dangereux sur Carter, KEPU aurait pu être averti.

La feuille de match

CM2015 (Finale) / NOUVELLE-ZELANDE – AUSTRALIE : 34-17

Twickenham (80 000 spectateurs environ)
Temps beau - Pelouse bonne
Arbitre : M. Owens (PDG)

Essais : Milner-Skudder (39eme), Nonu (42eme), Barrett (79eme) pour la Nouvelle-Zélande – Pocock (53eme), Kuridrani (64eme) pour l’Australie

Transformations : Carter (41eme, 80eme) pour la Nouvelle-Zélande – Foley (54eme, 65eme) pour l’Australie

Pénalités : Carter (8eme, 27eme, 36eme, 75eme) pour la Nouvelle-Zélande – Foley (14eme) pour l’Australie

Drops : Carter (70eme) pour la Nouvelle-Zélande

Cartons jaunes : B. Smith (52eme) pour la Nouvelle-Zélande

Cartons rouges : Aucun

Nouvelle-Zélande
Smith – Milner-Skudder, Smith, Nonu, Savea – Carter, Smith – Read, McCaw (cap), Kaino – Whitelock, Retallick – Franks, Coles, Moody

Sélectionneur : S. Hansen

Australie
Folau – Ashley-Cooper, Kuridrani, Giteau, Mitchell – Foley, Genia – Pocock, Hooper, Fardy – Simmons, Douglas – Kepu, Moore (cap), Sio

Sélectionneur : M. Cheika

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