Trois choses que vous ignoriez sur les Champs-Élysées

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La plus belle avenue du monde est aussi l’une des plus chères au monde. Mais connaissez-vous le loyer au mètre carré pour une enseigne ? Et le chiffre d’affaires qu’elle peut en tirer ? Le Figaro immobilier vous répond.

Chaque année, les Champs-Élysées accueillent 100 millions de visiteurs dont 30 millions de touristes. Lors d’événements festifs (défilé du 14 juillet, fête du Nouvel An, arrivée du Tour de France...), un million de personnes par jour peuvent déambuler sur la plus belle avenue du monde. «Avoir son magasin sur les Champs contribue à l’image de marque, cela peut même se révéler être un formidable «coup marketing» quand la boutique devient un véritable «flagship» (comprenez le porte-drapeau ou l’emblème)», déclare Thomas Duchêne, directeur retail France de CBRE, groupe de conseil en immobilier d’entreprise. Le jeu de chaises musicales qui s’annoncent pour 2018 - avec les arrivées annoncées des Galeries Lafayettes et d’Apple - illustre à quel point les Champs-Élysées restent attractifs. Un atrait qui a un coût forcément mais génère aussi de belles recettes. Explications.

• Mieux vaut installer son enseigne côté pair

La valeur locative des biens localisés sur le côté pair de l’avenue des Champs-Élysées est deux fois plus élevée que celle des biens situés du côté impair: 21.000 euros par m² et par an (hors taxes et hors travaux) pour les meilleurs emplacements contre 12.000 euros. «Le côté pair de l’avenue bénéficie du trafic piéton le plus important en raison de la présence d’un grand nombre de restaurants, d’enseignes de prêt-à-porter et de luxe», explique Thomas Duchêne. Ces chiffres en font la quatrième rue la plus chère du monde derrière Russel Street à Hong-Kong, la 5e avenue à New York et New Bond Street à Londres. Entre les loyers demandés par les propriétaires, les montants de cessions attendus par les cédants et le coût des travaux (à la hauteur du prestige de l’adresse), la charge financière à supporter par les nouveaux locataires est donc très conséquente.

Mais l’écart entre les deux valeurs locatives tend à stagner depuis deux ans avec le retour des enseignes de luxe (Longchamp en 2014 et Dubail en 2015) qui ont privilégié le côté impair qui constitue une porte d’entrée vers les avenues Montaigne et George-V et la rue François 1er. Autre statistique qui fait la singularité de l’avenue des Champs-Élysées: la taille de ses boutiques. Elle oscille en moyenne entre 300 et 1000 m², contre à peine 300 m² pour le format standard parisien.

• Un chiffre d’affaires sans comparaison

Si louer sur les Champs-Élysées coûte très cher, les chiffres d’affaires au m² des boutiques sont parmis les plus élevés de la capitale, au moins deux fois supérieurs à d’autres boutiques dans Paris. Selon CBRE, la valeur locative des biens situés sur l’axe Rivoli-Montparnasse-Haussmann ne dépasse pas les 6000 euros du m² (contre un minimum de 12.000 euros pour les Champs-Élysées). Les enseignes bénéficient du nouveau statut de l’avenue qui fait désormais partie, avec la loi Macron (7 août 2015), des 12 zones touristiques internationales (ZTI).

Alors, certes, aujourd’hui seules quelques boutiques sont ouvertes en soirée et le dimanche, comme la Fnac, Monoprix ou Sephora mais cette pratique devrait sans aucun doute se généraliser à terme. «Une enseigne de prêt-à-porter située à Beaugrenelle (autre ZTI) a vu son chiffre d’affaires grimper de 15% par rapport à des ouvertures classiques. Une grosse part de cette hausse a été réalisée le samedi soir et le dimanche où son chiffre d’affaires progresse de 70% par rapport à celui réalisé un samedi», raconte Thomas Duchêne.

• La vitrine la plus fidèle

Créée en 1910, la vitrine Renault, qui accueille près de deux millions de visiteurs par an, est l’une des rares enseignes à avoir toujours conservé son adresse sur les Champs, le 53 plus exactement. Elle servait à l’époque à accueillir les clients lors du salon de l’automobile qui se tenait au Grand Palais. Depuis 2000, la vitrine, qui vient de faire peau neuve avec notamment la création d’ateliers gratuits pour petits et grands, s’appelle l’Atelier Renault.

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