Trois beaux romans à découvrir

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Des Algériens célèbrent la proclamation de l'indépendance de l'Algérie à Alger, le 3 juillet 1962.
Des Algériens célèbrent la proclamation de l'indépendance de l'Algérie à Alger, le 3 juillet 1962.

Chaque jeudi, « Le Monde des livres » vous fait partager ses coups de c½ur littéraires.

LES CHOIX DE LA MATINALE Cette semaine, nous vous proposons trois romans : L'Esthétique de la résistance, du dramaturge Peter Weiss, sans doute l'un des grands monuments littéraires du XXe siècle ; Mac et son contretemps où Enrique Vila-Matas mène une réflexion sur le passage à l'acte d'écrire ; et enfin, Nos années rouges, d'Anne-Sophie Stefanini, un roman qui fait dialoguer une fille avec son père abandonné par l'espoir.

ROMAN. « L'Esthétique de la résistance », de Peter Weiss

L'Esthétique de la résistance, du dramaturge et écrivain allemand et suédois Peter Weiss (1916-1982) - un roman, malgré son titre - est sans doute l'un des grands monuments littéraires du XXe siècle, à côté d'Ulysse, de James Joyce (1922 ; Gallimard, 1937), auquel il a été souvent comparé. Pourtant, ici, le héros symbolique en serait plutôt non pas l'homme d'Ithaque mais Hercule, que ses travaux rapprochent des opprimés et des esclaves écrasés par le nazisme.

Les personnages, jeunes clandestins communistes dans l'Allemagne hitlérienne d'abord, l'Espagne de la guerre civile ensuite, puis l'exil, cherchent à fourbir leurs armes contre les tyrannies et à rompre leur isolement, parfois provoqué par les retournements de stratégie et d'alliance du Komintern ou de l'URSS. Ces armes, ils les trouvent dans les ½uvres d'art comme dans la littérature, dont les productions, depuis l'Antiquité, comme le Grand Autel de Pergame exposé à Berlin, exhibent le triomphe des puissants sur les faibles, mais dont ils cro...

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