Trois ans après sa chute, l'Islande reste fragile

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La croissance revient peu à peu, mais nombreux sont les Islandais à souffrir encore de la crise. Le pays a entamé des négociations pour entrer dans l'Union européenne. Sans grande envie.

«L'euro est un roc contre la crise. » Cette déclaration de Gylfi Arnbjornsson, président du plus grand syndicat islandais, lâchée en pleine tourmente de la zone euro, détonne. «Tandis qu'une petite devise nationale flottante accroît la flexibilité et pèse sur les salariés» , insiste-t-il. Bryndis, elle, ne croit pas plus à l'UE qu'à la zone euro. «Cela ne fonctionne plus. La couronne, au contraire, nous a permis de sortir plus rapidement de la crise» , estime la jeune femme, employée dans une librairie, très attachée à la souveraineté de son pays. Ces deux opinions tranchées illustrent le fossé entre les pro et anti-Europe.

L'Islande a entamé le 27 juin dernier des négociations officielles pour rentrer dans l'Union européenne. À l'issue, les Islandais se prononceront par référendum. L'enjeu, pour la petite île du grand Nord qui se relève tout juste de trois ans de sévère récession, est aussi d'adhérer à la monnaie unique.

Le débat à Reykjavik e

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