Tristane Banon : "J'imagine Zlatan dans une œuvre de Marcel Proust"

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Tristane Banon : "J'imagine Zlatan dans une œuvre de Marcel Proust"
Tristane Banon : "J'imagine Zlatan dans une œuvre de Marcel Proust"

Journaliste, romancière et chroniqueuse, Tristane Banon est surtout connue pour avoir révélé, un peu avant tout le monde, les petit travers de DSK. Celle qui partage désormais la vie de Pierre Ducrocq, ex-PSG, a même envie de parler de foot.

Vous n'avez pas franchement l'image d'une fan de foot, et pourtant il semble très présent dans votre vie ? Mon premier travail de stagiaire dans la presse touchait au sport. Et au foot. Pour l'office municipal des sports de Plaisir, cela ne s'invente pas. Je suivais des matchs de DH, de PH, très loin de ce que j'ai pu faire dans l'émission d'Eugène Saccomano en 2007. J'avais 16 ou 17 ans. À la même époque, mon petit copain du moment était un énorme supporter des Girondins de Bordeaux. J'ai parcouru pour lui et avec lui toute la France afin d'encourager les Bordelais. Enfin, j'habite depuis dix-sept ans dans l'une des rues qui donne sur le Parc des Princes. Mon cœur penche donc désormais, presque géographiquement, plutôt du côté du PSG.
C'était donc presqu'évident, voire inévitable, de rencontrer Pierre Ducrocq, ancien Parisien, votre actuel compagnon ? Non, j'ose croire que cela n'est pas aussi simple. En revanche, j'ai toujours trouvé que le foot était un sport particulièrement romanesque, avec des figures exceptionnelles comme Mourihno. Marcel Proust se serait éclaté à placer dans l'une de ses œuvres un personnage tel que Zlatan, qui s'est déjà inventé un personnage complètement fou. "Ce n'est pas Zlatan qui est assis sur le banc, c'est le banc qui est sous Zlatan". Que rajouter ?
Justement, en matière d'acteurs, les supporters ne représentent-ils aussi pas une bonne matière littéraire ? J'admire les vrais supporters. Ceux qui sont derrière leur équipe également dans la douleur. Il s'agit de la grande différence avec les fans d'artistes ou de groupes musicaux, qui globalement ne partagent pas les moments difficiles de leurs idoles. Les supporters encouragent leur club en toute circonstance. Ils ont une vie de famille, un travail, etc, et ils arrivent à un tel niveau d'engagement et d'investissement. J'ai un ami qui fait partie des "300", cette bande qui suit le PSG partout. Parfois, j'accompagne Pierre sur les rencontres qu'il couvre, et je les croise constamment. On a un peu oublié cela. Il fut un temps où tu rasais les murs quand tu portais les couleurs bleu et rouge. Je trouve dommage cette tendance actuelle qui consiste à cataloguer tous les supporters et tous les ultras comme des casseurs potentiels. Il s'agit d'une...


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