Tristane Banon : DSK «n'a pas eu un mot pour Nafissatou Diallo ni pour moi»

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Dimanche soir, Tristane Banon n’était pas devant le journal de TF1. La romancière n’a pas souhaité regarder l’intervention de DSK, qu’elle accuse d’avoir tenté de la violer en février 2003 à Paris. Et puis elle s’est ravisée. Devant le tapage médiatique autour de l’interview, Tristane Banon a regardé en différé la prestation de l’homme contre lequel elle a déposé plainte en juillet. En compagnie de son avocat, Me David Koubbi, elle a réagi hier soir sur le plateau du « Grand Journal » de Canal +.

« Ma légèreté, je l’ai perdue le 11 février 2003 », confie Tristane Banon en réponse à DSK qui avait expliqué la veille avoir perdu « sa légèreté pour toujours ». Visiblement choquée par la confession de DSK, la jeune femme, qui ne trouve pas normal qu’on lui ait « craché dessus comme ça pendant vingt minutes », ajoute : « Le voir, ça fait mal. Je constate qu’il n’a pas eu un mot pour Nafissatou Diallo ni pour moi. »

Stoppant là ses commentaires, Tristane Banon revient en détail sur les faits qu’elle dénonce. Elle raconte, une nouvelle fois, comment DSK l’a fait venir dans une « garçonnière » pour un complément d’interview. « Il a fermé la porte à double tour, je ne me suis pas sentie bien. On s’est battus. Sans beaucoup de chance, ça aurait fini par un viol. » « A l’époque, tout le monde m’a déconseillé de saisir la justice. Je ne m’en sentais pas capable », explique-t-elle.

DSK a « menti plusieurs fois »

« On est dans un pays où 92% des 75000 femmes violées chaque année ne déposent pas plainte », rappelle Me Koubbi. Et si le parquet classe l’enquête? « Je me constituerai partie civile », annonce Tristane Banon en affirmant que son dossier « n’est pas si ...

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