Tripoli défie ses nouveaux maîtres

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REPORTAGE - Le Conseil local de la capitale libyenne est contesté par la rue et se dit abandonné par le gouvernement.

Comme tous les jours depuis un mois, un groupe de Tripolitains campe au centre de la place d'Alger, devant la poste de Tripoli, un bâtiment mussolinien qui porte encore sur sa façade trois barres verticales, les restes du symbole fasciste. Aujourd'hui, la poste est le siège du Conseil local de la capitale. Pour les manifestants, qui ont planté une tente au centre de la place, la bâtisse monumentale abrite un nouveau pouvoir honni. Sur une banderole, une échelle barrée d'un trait rouge dénonce les «moutasaliquin», littéralement les «grimpeurs». Un jeune avocat, Najub Abou Salim, explique: «Ce sont les anciens du régime qui veulent reprendre le pouvoir.»

Homme d'affaires prospère sous Kadhafi

Leur cible principale, c'est Abderrazek Abou Hajar, le président de ce conseil de dix membres «choisis» par les comités locaux apparus après la chute de Tripoli. Homme d'affaires prospère sous Kadhafi, il est soupçonné d'avoir bâti sa fortune grâce à ses relations avec l'an

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  • M4189758 le mardi 24 jan 2012 à 09:51

    JPi - Difficile pour ce printemps arabe de passer à l'été florissant. Comment la France peut-elle aider ce peuple éprit de liberté ? Que fait la France en Libye aujourd'hui ? Après le roulement des armes quelle voie française peut-on entendre ?