Tripoli commence à être confrontée à des pénuries

le
0
REPORTAGE - Avec l'avancée des troupes rebelles, l'inquiétude grandit parmi les habitants de la capitale libyenne.

Accoudé à la fenêtre de sa voiture, Ibrahim Bedawi en est à sa dixième cigarette. «Ça fait deux heures que j'attends pour faire le plein d'essence! D'habitude, ça me prend moins de quinze minutes!», enrage l'ingénieur de 50 ans, en s'épongeant le visage. Sous un concert de klaxons, les pompistes remplissent les réservoirs à la hâte. Devant cette station-service du centre-ville de Tripoli, une file d'attente de plus d'un kilomètre s'étire à perte de vue. «On n'a jamais vu ça! Les gens sont fatigués, inquiets. Ils font des réserves parce qu'ils se préparent au pire»,remarque Abdul Rahman Abdul Ghassem, un jeune volontaire de 24 ans, venu donner un coup de main aux agents chargés de la circulation.

Depuis le début de l'insurrection contre le pouvoir libyen, le 17 février dernier, la capitale ultraprotégée du clan Kadhafi s'est efforcée d'entretenir un semblant de normalité. Si les tanks sont déployés en renfort à l'entrée de la ville, l'armée se

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant