Trimestre solide pour Wells Fargo, le crédit immobilier inquiète

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PREMIER RIMESTRE SOLIDE POUR WELLS FARGO
PREMIER RIMESTRE SOLIDE POUR WELLS FARGO

(Reuters) - La banque américaine Wells Fargo a annoncé vendredi une hausse de 23%, supérieure aux attentes, de ses bénéfices au premier trimestre mais ses activités de crédit immobilier montrent des signes de faiblesse et ses marges continuent de diminuer.

L'action Wells Fargo perdait plus de 1,5% en début de séance à la Bourse de New York après ces résultats.

La quatrième banque des Etats-Unis par les actifs est numéro un du crédit immobilier aux particuliers dans le pays, ses principaux concurrents ayant réduit leur exposition à ce marché pendant la crise.

Mais le groupe a subi au cours des deux derniers trimestres d'une baisse des nouveaux prêts, le nombre de clients refinançant leurs emprunts ayant tendance à diminuer.

Sur janvier-mars, il a accordé 109 milliards de dollars (83,4 milliards d'euros) de nouveaux prêts immobiliers contre 129 milliards sur la même période l'an dernier et 125 milliards sur les trois derniers mois de 2012.

Les frais encaissés sur ces prêts ont reculé de 2% sur un an et de 9% par rapport au quatrième trimestre, à 2,8 milliards.

Et cette baisse pourrait se poursuivre: les demandes de prêts non encore traitées ne représentaient que 74 milliards de dollars fin mars, contre 81 milliards trois mois plus tôt.

Pour le premier trimestre, le bénéfice net attribuable aux actionnaires ordinaires a atteint 4,93 milliards de dollars, soit 92 cents par action, contre 4,02 milliards (75 cents/action) un an plus tôt.

Les analystes financiers prévoyaient en moyenne un bénéfice par action (BPA) de 88 cents selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S.

Le produit net bancaire, lui, a légèrement diminué à 21,3 milliards de dollars, alors que le consensus le donnait à 21,59 milliards.

La marge nette d'intérêts, un indicateur très surveillé de la rentabilité des activités de crédit, est tombée à 3,48% sur les trois premiers mois de cette année, contre 3,91% il y a un an.

En période de taux d'intérêt faibles, les marges bancaires ont tendance à diminuer au fur et à mesure que les prêts accordés à des taux plus élevés arrivent à échéance.

Rick Rothacker et Jochelle Mendonca, Marc Angrand pour le service français, édité par Nicolas Delame

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