Trimestre en demi-teinte pour Metro, qui rachète le groupe CFF

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TRIMESTRE EN DEMI-TEINTE POUR METRO
TRIMESTRE EN DEMI-TEINTE POUR METRO

LONDRES (Reuters) - Le distributeur allemand Metro a fait état jeudi du rachat à la firme de capital-investissement EQT du fournisseur de restaurants et hôtels haut de gamme Classic Fine Foods Group (CFF) pour 290 millions de dollars (266 millions d'euros), parallèlement à l'annonce d'un ralentissement de ses ventes trimestrielles à périmètre comparable.

Cette annonce a convaincu les investisseurs et le titre Metro bondit de près de 4% vers 08h30 GMT, plus forte hausse de l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300, en recul de 0,27% au même moment.

Après plusieurs années de restructuration et de cessions d'activités non stratégiques, comme celle de la chaîne de grands magasins Galeria Kaufhof mi-juin, Metro n'a pas fait mystère de sa volonté de devenir plus actif à l'avenir en termes d'acquisitions, de façon progressive.

Le distributeur allemand est notamment désireux de progresser dans le secteur des livraisons alimentaires, qui a enregistré une hausse de 14,5% au cours du troisième trimestre clos fin juin, tandis que les ventes en ligne ont bondi de 26%.

Metro estime que le rachat de Classic Fine Foods Group va l'aider à s'étendre sur les marchés asiatiques à forte croissance. CFF, basé à Singapour, fournit à des hôtels et à des restaurants de luxe des aliments gastronomiques et de qualité comme certains produits laitiers, des viandes et des fruits de mer, notamment.

Le groupe allemand a fait état de cette acquisition parallèlement à la présentation de résultats trimestriels globalement conforme aux attentes.

Au troisième trimestre de son exercice, Metro a vu son bénéfice avant impôt et charges financières (Ebit) diminuer de 17% à 209 millions d'euros tandis que ses ventes ont baissé de 1,4% à 14 milliards d'euros.

Le quatrième distributeur européen a précisé que ses ventes à périmètre comparable avaient diminué de 0,4% après une progression de 2,5% au cours du trimestre précédent, une évolution qu'il attribue au décalage des fêtes de Pâques, tombées plus tôt cette année.

Il a confirmé sa prévision d'une "légère progression" de ses ventes pour l'ensemble de l'exercice "malgré un environnement économique toujours difficile" et d'un Ebit avant exceptionnels légèrement supérieur à celui de l'an dernier, qui était de 1,531 milliard d'euros.

(Emma Thomasson; Myriam Rivet pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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