Trifon Ivanov : "J'aurais dû remplacer Koeman au Barça"

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Trifon Ivanov : "J'aurais dû remplacer Koeman au Barça"
Trifon Ivanov : "J'aurais dû remplacer Koeman au Barça"

A l'occasion des vingt ans de la déroute française face à la Bulgarie en 1993, nous avions rencontré, en octobre 2013, Trifon Ivanov, la gueule la plus folle des albums Panini des années 90. Dans une salle de réunion du stade de l'Etar Tarnovo, son club formateur, au nord du pays, il avait mis un peu de temps à se dérider, puis avait fini par se lâcher, offrant même quelques petits sourires espiègles par moment. Alors qu'il vient de rejoindre le paradis des loups, des fumeurs de clopes et des buveurs de whisky à seulement 50 ans, retour sur une belle rencontre avec un homme qui n'aimait pas qu'on l'emmerde.


Vous êtes plutôt rare dans les médias... D'habitude je ne donne pas d'interviews. La dernière fois, un journaliste bulgare m'avait supplié : "S'il te plait, laisse moi publier ce sujet". J'ai dit ok et je me suis retrouvé avec le titre "Trifon conduit des tanks". Ce n'est pas sérieux. Je vous demande donc une relation sérieuse.

C'était quel genre de journal ? Un article de presse à scandale, qui disait que je vivais près d'un lac et que je passais quasiment tout mon temps autour de ce lac. Comme tu le vois, ce n'est pas vrai. Je dirige le département régional de l'Union bulgare de football, c'est mon bureau, je travaille ici. Et ce même journaliste m'avait demandé si c'était vrai que j'avais un tank.

Et donc c'est vrai ? Oui, c'est vrai, quand je jouais, une fois j'ai acheté un tank de l'armée. Je l'ai eu un moment puis je m'en suis débarrassé. Puis il m'a demandé si je l'avais conduit. J'ai dit oui, une ou deux fois, dans les champs, juste pour le tester, rien de plus. Et ça s'est retrouvé en titre de l'article : "Trifon Ivanov conduit un tank".

La Bulgarie pleure son loup
Vous aviez aussi investi dans les stations services à la fin de votre carrière. C'est toujours le cas maintenant ? J'ai arrêté quand j'ai réalisé que ce n'était pas mon truc dans la vie. Mais c'était intéressant pour moi, elles marchaient bien et je les ai vendues à OMV. Après j'ai recommencé à travailler dans le football, à organiser des tournois, à faire des relations publiques. Je suis le responsable de la fédération pour toute la partie nord de la Bulgarie. Je m'occupe des tournois, des championnats de jeunes, et je fais aussi le lien entre les institutions du football et les pouvoirs publics ici. Voilà.

Après votre retrait des terrains en 2001, vous vous êtes tenu à l'écart du monde du foot. Pourquoi ? Je voulais me reposer. Même aujourd'hui je ne tiens pas à afficher mon retour dans le football. Beaucoup de gens ne savent même pas que je suis là à faire ce boulot. Je veux aider par ma présence…









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