Trierweiler-Hollande : le lecteur est un juge aux affaires familiales

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Valérie Trierweiler, en mai dernier.
Valérie Trierweiler, en mai dernier.

Qu'ajouter de plus à tout ce qui a été écrit sur le livre de l'ancienne "première compagne" ? On pourrait prendre la pose du lecteur nauséeux qui feint de ne jamais lire les récits intimes de la presse people sur le mode "cachez ce livre que je ne saurais lire"... Mais nous ne ferions que rejoindre le gros du peloton (qui se précipite pour le lire aux toilettes, le verrou tiré). On pourrait, au contraire, le prendre au premier degré, piquer dans ces pages les passages les plus durs contre François Hollande en les exhibant comme autant de scalps, comme la confirmation de l'être indigne qu'il est censé être aux yeux de certains électeurs. On en ferait alors des tonnes sur l'anecdote des "sans-dents", des "Massonneau pas jojo" pour mieux crucifier politiquement ce président qui, soi-disant, n'aimait pas les riches à 4 000 euros... Sortons des postures et prenons ce livre pour ce qu'il est avant tout : un livre de chagrin. Et le chagrin, qu'il s'agisse d'une première dame ou d'une femme de chambre, cela se respecte. Que Valérie Trierweiler ait éprouvé le besoin de l'épancher, de le raconter alors que son humiliation fut publique, c'est somme toute la contrepartie d'une vie privée qui ne l'était plus tellement. Un livre de chagrin, donc, de ce chagrin que tous nous éprouvons quand nous traversons les déboires sentimentaux de l'humaine condition. C'est la matière même de quantité de romans français chaque année et qui reçoivent de nombreux prix......

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