Tricastin : garde à vue prolongée pour les militants de Greenpeace

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Tricastin : garde à vue prolongée pour les militants de Greenpeace
Tricastin : garde à vue prolongée pour les militants de Greenpeace

La garde à vue des vingt-neuf militants de Greenpeace interpellés lundi après leur intrusion dans la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme) a été prolongée mardi. Les activistes, dont une majorité d'étrangers, étaient entrés lundi à l'aube sur le site de la centrale et avaient déployé des banderoles pour dénoncer des failles dans la sécurité. D'après EDF, les écologistes ont franchi les grilles de l'enceinte à l'aide d'échelles et sont arrivés à l'extérieur du réacteur et de la station de pompage. Certains se sont encordés avec du matériel d'escalade aux structures métalliques près des cuves des réacteurs, où les banderoles ont été déployées. Les interpellations avaient commencé à 8 heures lundi pour se prolonger jusqu'en début d'après-midi pour certains militants encordés en hauteur.

Les écologistes d'Europe Ecologie les Verts (EELV) ont salué dès lundi l'action de Greenpeace, évoquant leur rôle de «lanceur d'alerte», et soulignant le «risque terroriste» que soulevait le fait qu'une telle intrusion soit possible. De son côté, le gouvernement étudie la mise en oeuvre de sanctions pénales plus lourdes en cas d'intrusion sur un site nucléaire, ce que souhaite EDF qui va «porter plainte pour violation de domicile comme les fois précédentes» après une dizaine d'intrusions de ce type. Les ministères de l'Intérieur et de l'Ecologie jugent cette qualification juridique «inadaptée».

Le désaccord entre les Verts et le PS s'est confirmé ce mardi avec les déclarations de Barbara Pompili, coprésidente du groupe EELV à l'Assemblée nationale, qui a assuré qu'elle «approuve, sans aucun doute», l'intrusion de militants de l'ONG sur le site de la centrale nucléaire.

En mars, un militant avait été condamné à six mois de prison avec sursis pour avoir survolé en paramoteur la centrale nucléaire du Bugey (Ain) en mai 2012. En novembre 2012, la cour d'appel de Nîmes avait infligé quatre mois ...

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