Trezeguet avait de l'or dans les pieds

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LE 27 FÉVRIER 2004, toute l'Italie a débouché le champagne, consciente qu'un tel cauchemar ne se reproduirait plus pour son équipe nationale. Ce jour-là, le Board, en charge des lois du jeu, a mis fin à la règle du but en or, incarné par le coup de patte magique de David Trezeguet le 2 juillet 2000 en finale de l'Euro à Rotterdam. C'est le plus beau de sa carrière, la liste est pourtant longue, celui dont on se souvient en premier en tout cas. « C'est toujours l'image que l'on retient de moi, aujourd'hui encore, le but dont on me parle quand on m'arrête dans la rue », nous confiait l'attaquant en début d'année à l'occasion de la sortie de sa biographie « Bleu ciel » (Editions Hugo Sport). Le but en or a un gros défaut pour l'équipe qui l'encaisse : il met fin au match et c'est pour cela qu'on l'appelle la mort subite. Celui de Trezeguet possède une histoire. Elle commence dans le temps additionnel quand l'Italie mène 1-0 grâce à Delvecchio depuis la 55 e minute. Entre ce but et la 85 e minute, le sélectionneur Roger Lemerre opère trois changements décisifs, un coaching gagnant comme rarement le football en a connu. Sylvain Wiltord remplace Lilian Thuram, puis David Trezeguet prend la place de Youri Djorkaeff avant que Robert Pires ne supplée Bixente Lizarazu. Ces trois joueurs à vocation offensive vont changer le cours de la partie. Sur une remise de l'attaquant franco-argentin, Wiltord égalise au bout du bout, à la 94 e minute. Inespéré, royal, magique. Les Bleus, champions du monde en titre, se donnent encore le droit de rêver et de devenir la première sélection à enchaîner le sacre mondial et le trophée européen dans cet ordre. Trezeguet se souvient : « Fabien (NDLR : Barthez) tire un coup franc. Il dégage loin devant dans ma zone. Je dévie le ballon dans la course de Sylvain (Wiltord) ...

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