Trêve prorogée de 48 heures à Alep, dit l'armée syrienne

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    BEYROUTH, 9 mai (Reuters) - La trêve censée prévaloir 
actuellement dans la grande ville d'Alep dans le nord-ouest de 
la Syrie va être prorogée de 48 heures à compter de mardi matin 
01h00 locale (lundi soir 22h00 GMT), annonce lundi soir l'agence 
de presse officielle syrienne Sana, qui cite un communiqué du 
haut commandement de l'armée. 
    "La prorogation du régime de calme à Alep et dans les 
environs, pour une période de 48 heures, prendra effet mardi à 
une heure du matin, jusqu'à mercredi 24h00", écrit Sana. 
    Alep, plus grande ville de Syrie avant la guerre, connaît 
une recrudescence des combats depuis quelques semaines, qui ont 
ébranlé la trêve prévalant au plan national depuis la fin 
février entre les forces du régime et une partie des insurgés. 
    Dans l'espoir de renouer avec un arrêt des hostilités, un 
certain nombre de trêves ont vu le jour localement depuis le 29 
avril, tout d'abord dans les environs de Damas et dans la 
province de Lattaquié, dans le nord-ouest de la Syrie, puis à 
Alep, ville partagée entre quartiers tenus par les insurgés et 
quartiers aux mains des forces du régime. 
    Le "régime de calme", comme l'appellent les autorités 
syriennes, est entré en vigueur à Alep en milieu de semaine 
dernière, mais des combats se sont malgré tout poursuivis. 
    Le plus gros accroc à cette trêve s'est produit au sud-ouest 
d'Alep, dans la ville de Kham Toumane, dont les rebelles se sont 
emparés vendredi, infligeant, une fois n'est pas coutume, un 
revers aux troupes de Damas et à leurs alliés iraniens, qui sont 
subi de lourdes pertes dans ces combats. Plusieurs militaires 
iraniens ont été capturés lors des affrontements, comme l'a 
confirmé lundi un député iranien de haut rang. 
     
    REUNION DU "GROUPE DE PARIS" 
    Lundi, des avions ont pilonné Khan Toumane, a rapporté 
l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Insurgés et 
troupes syriennes se sont affrontés également à l'est de Damas, 
et des avions ont pilonné les villes de Maarat al Noumane et 
d'Idleb, tenues par les insurgés. 
    En France, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc 
Ayrault, a estimé lundi au nom du "groupe de Paris" que la 
déclaration russo-américaine visant à la cessation des 
hostilités en Syrie devait s'appliquer le plus rapidement 
possible. (voir  ) 
    Jean-Marc Ayrault s'exprimait après une réunion avec ses 
homologues d'Allemagne, d'Arabie Saoudite, des Emirats Arabes 
Unis, des Etats-Unis, d'Italie, du Qatar et de Turquie, qui 
constituent ce groupe. 
    La déclaration de la Russie et des Etats-Unis, "nous la 
considérons comme positive et notre objectif commun est que 
cette déclaration puisse être mise en oeuvre (...) et qu'elle 
soit respectée par tous (...) le plus rapidement possible", 
a-t-il dit devant les journalistes. 
    Le secrétaire d'Etat américain John Kerry, présent à la 
réunion de Paris, a indiqué de son côté que Washington, Moscou 
et Téhéran presseraient les rebelles syriens et le régime de 
Damas de s'en tenir à l'accord de cessation des hostilités. 
    "Nous avons pour responsabilité de faire en sorte que 
l'opposition s'y tienne, et la Russie et l'Iran ont la 
responsabilité de faire en sorte que le régime Assad s'y 
tienne", a-t-il dit à la presse. 
 
 (Lisa Barrington, avec Jean-Baptiste Vey à Paris; Eric Faye 
pour le service français) 
 
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