Trêve prolongée de 24 heures à Gaza mais pas de signe d'accord

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par Nidal al-Mughrabi et Stephen Kalin GAZA/LE CAIRE, 19 août (Reuters) - Israéliens et Palestiniens se sont entendus pour prolonger de 24 heures supplémentaires la trêve dans la bande de Gaza, jusqu'à ce mardi soir, mais le chef de la délégation palestinienne aux pourparlers du Caire a mis en garde contre l'absence de progrès dans ces discussions. Ce délai a été décidé juste avant l'expiration du cessez-le-feu lundi soir à minuit (21h00 GMT). Le chef des négociateurs palestiniens, Azzam al Ahmad, a toutefois déclaré qu'il n'y avait eu "aucun progrès sur aucun point" dans les négociations indirectes destinées à parvenir à une cessation durable des hostilités dans la bande de Gaza. "Nous espérons que chaque minute des prochaines 24 heures sera utilisée pour parvenir à un accord sinon, le cycle des violences continuera", a dit ce responsable du Fatah, le mouvement nationaliste du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Azzam al Ahmad a accusé Israël de "manoeuvrer et traîner des pieds" dans ces discussions rendues possibles par la trêve, déjà prolongée à plusieurs reprises depuis son entrée en vigueur le 5 août après quatre semaines de conflit. Responsable du Hamas, Moussa Abou Marzouk a prévenu sur Twitter que le mouvement islamiste, qui contrôle la bande de Gaza, "ne renoncera jamais à aucune" de ses revendications. Un responsable palestinien à Gaza a déclaré que les discussions achoppaient notamment sur la demande du Hamas de doter la bande côtière d'un port et d'un aéroport. Israël se dit prêt à aborder ce point uniquement dans le cadre de négociations ultérieures pour parvenir à un accord de paix permanent avec les Palestiniens. L'ARMÉE ISRAÉLIENNE SE TIENT PRÊTE Israël, qui a lancé le 8 juillet l'opération "Bordure protectrice" pour mettre fin aux tirs de roquettes sur son territoire, exige pour sa part la démilitarisation de la bande de Gaza. Le Hamas, qui prône la destruction de l'Etat hébreu, exclut catégoriquement de renoncer à ses armes. Le mouvement islamiste insiste aussi sur la libération de prisonniers palestiniens par Israël, qui réclame de son côté la restitution par le Hamas des cadavres de deux militaires tués dans le conflit. L'Etat hébreu s'est engagé à ne pas bombarder la bande de Gaza tant que le calme perdurerait. En visite dimanche sur une base navale en compagnie de son ministre de la Défense, le chef du gouvernement israélien, Benjamin Netanyahu, a toutefois prévenu que "l'armée israélienne est prête à une action très agressive si les tirs (de roquettes) reprennent" en direction d'Israël. Au Caire, les deux camps ne discutent pas directement mais par l'intermédiaire de médiateurs égyptiens. Israël considère le Hamas comme une organisation terroriste. Selon le ministère palestinien de la Santé, le conflit a fait 2.016 morts, essentiellement des civils, dans la bande de Gaza, territoire densément peuplé. Israël a perdu 64 militaires et trois civils. (Bertrand Boucey pour le service français)

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