Trêve générale à Nuit debout

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Sur la place de la République désertée, le 16 mai, à Paris.
Sur la place de la République désertée, le 16 mai, à Paris.

Il ne reste plus grand-chose du mouvement né le 31 mars sur  la place de la République, à Paris.

Que reste-t-il de Nuit debout ? Place de la République, à Paris, plus grand-chose, à part quelques dizaines de personnes quand le temps le permet. L’assemblée générale a levé le camp, les curieux aussi. Envolés les slogans « Un joyeux bordel est possible », « A la fin, c’est nous qu’on va gagner ». Lancé le 31 mars, au soir de l’une des plus grosses manifestations contre la loi travail, Nuit debout fête ses 100 jours, vendredi 8 juillet. Trois mois plus tard, rares sont les commissions thématiques, qui pullulaient au plus fort du mouvement, à subsister. Idem pour toutes les déclinaisons qui avaient pu voir le jour, de Radio debout à Banlieues debout.

Tout sauf spontané, ce mouvement a été planifié par une poignée de militants autour de François Ruffin, réalisateur du film Merci patron ! L’idée était de « ne pas rentrer chez soi » et de se réapproprier une place comme espace citoyen. Jusqu’à la mi-mai, Nuit debout a attiré de petites foules, sympathisants de gauche, syndicalistes, déçus de François Hollande, jeunes, riverains, simples passants. Les politiques n’y sont pas les bienvenus, les chefs non plus. La parole est libre et les AG n’en finissent plus de ne pas décider. « L’un des acquis de Nuit debout, c’est d’avoir fait émerger plusieurs questions dans le débat public : celles de la démocratie, du capitalisme financier, du rapport au pouvoir politique, des nouvelles formes de solidarité ou de la contestation du productivisme, explique le politologue Gaël Brustier. C’e...

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