Trêve de 24 heures à Ersal au Liban

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(Actualisé avec tirs durant la trêve, nouveau bilan) BEYROUTH, 5 août (Reuters) - Un cessez-le-feu de 24 heures a été conclu mardi entre l'armée libanaise et des activistes islamistes qui se sont rendus maîtres ce week-end de la ville d'Ersal au Liban. Après quatre jours de combats près de la frontière syrienne, la trêve devait débuter à 19h00 (16h00 GMT) afin de donner le temps à un médiateur d'enquêter sur le sort de 22 soldats portés disparus depuis samedi. Des combats ont éclaté dans une ville frontalière avec la Syrie, interrompant brièvement le cessez-le-feu quelques heures après son entrée en vigueur, a-t-on appris auprès d'une source au sein de services sécurité. ID:nL6N0QB6AY Au moins 17 soldats libanais sont morts depuis samedi dans les plus graves violences au Liban liées au conflit en Syrie depuis le début du soulèvement contre le président Bachar al Assad en mars 2011. Les combats ont également fait des dizaines de morts parmi les civils et les activistes islamistes. Ces derniers sont soupçonnés de retenir en otage près de 40 soldats et policiers. Dans la journée les activistes avaient libéré trois policiers dans un "geste de bonne volonté" destiné à faciliter les négociations. Débutés samedi après l'arrestation d'un chef islamiste, les combats s'étaient poursuivis mardi matin à Ersal, l'armée essayant de reprendre des bâtiments officiels tombés aux mains des islamistes, rapporte l'Agence nationale de l'Information (ANI) du Liban. Les forces de sécurité affirment se battre contre des combattants du Front al Nosra, la branche d'Al Qaïda en Syrie, et de l'Etat islamique (EI), qui s'est emparé de larges pans de territoires en Syrie et en Irak. VIOLENCES À TRIPOLI Cette bataille à Ersal a en outre déclenché de nouvelles violences à Tripoli, ville portuaire du nord du Liban, où une fillette de huit ans est morte après avoir été atteinte d'une balle dans la tête. Mardi, des hommes bloquaient plusieurs artères de Tripoli, où la plupart des commerces étaient fermés et de nombreuses rues désertes. Un autocar transportant des soldats a subi des tirs et au moins sept militaires ont été blessés, a-t-on appris de sources proches des services de sécurité. Le conflit en Syrie oppose des rebelles essentiellement sunnites et un régime dominé par les alaouites, une branche du chiisme. Cette situation pèse sur les relations entre les différentes communautés du Liban. Interrogé sur l'appel lancé par le chef de l'armée libanaise, le général Jean Kahwagi, en faveur d'une livraison d'armes par la France, le ministère français des Affaires étrangères s'est dit prêt mardi à "répondre rapidement aux besoins du Liban". "La France est pleinement engagée dans l'appui à l'armée libanaise, pilier de la stabilité et de l'unité du Liban", a dit le porte-parole adjoint du Quai d'Orsay, Vincent Floreani. "Elle a été à l'initiative du groupe international de soutien au Liban, dont l'un des trois volets porte sur le renforcement des capacités militaires du Liban." "Nous sommes en contact étroit avec nos partenaires pour répondre rapidement aux besoins du Liban", a-t-il ajouté. (Alexander Dziadosz, avec Marine Pennetier à Paris,; Bertrand Boucey, Clémence Apetogbor, Pierre Sérisier et Agathe Machecourt pour le service français)

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