Trente-deux pays pour approfondir l'exploration de l'univers

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WASHINGTON VEUT PROLONGER L'ACTIVITÉ DE L'ISS JUSQU'EN 2024 MINIMUM
WASHINGTON VEUT PROLONGER L'ACTIVITÉ DE L'ISS JUSQU'EN 2024 MINIMUM

par Irene Klotz

WASHINGTON (Reuters) - Les représentants de 32 pays actifs dans le domaine de l'espace ont conclu vendredi une série de trois conférences destinées à développer la participation à la Station spatiale internationale (ISS) et à planifier à terme des expéditions humaines sur Mars.

Mercredi, le gouvernement américain a annoncé son intention de prolonger l'activité de l'ISS jusqu'en 2024 au minimum, soit quatre ans au-delà de la date prévue. Quinze pays ont participé à la construction de l'ISS, un complexe destiné à la recherche et à l'expérimentation, situé à 400 km au-dessus de la Terre et où des équipes d'astronautes se relaient en permanence.

"Nous sommes très heureux d'entendre parler de prolongation", a déclaré vendredi Xu Dazhe, administrateur de l'Administration spatiale chinoise, à l'International Academy of Astronautics, une des trois conférences sur l'espace organisées cette semaine à Washington.

"Cela signifie qu'au moment de la construction de notre station spatiale, nous aurons un compagnon là-haut", a déclaré Xu Dazhe qui s'exprimait par le biais d'un interprète.

La Chine, qui dispose déjà d'une station prototype en orbite, prévoit de lancer l'élément central d'une nouvelle station en 2018. Deux modules de laboratoires devraient suivre en 2020 et 2022.

Le Congrès des Etats-Unis a interdit à la Nasa de collaborer ou d'avoir des partenariats avec la Chine, essentiellement pour des raisons liées au risque de transfert de technologie. Cependant, des scientifiques chinois participent à l'expérimentation fondamentale de l'ISS, le Spectromètre magnétique Alpha, un système de détection des particules.

NOUVELLES OPPORTUNITÉS

Outre la relation entre les Etats-Unis et la Chine, les 32 pays réunis ont également discuté exploration robotique du système solaire, détection des astéroïdes susceptibles d'être dangereux et développement des collaborations commerciales dans l'espace.

Lors d'une réunion parallèle sur la politique spatiale accueillie au département d'Etat, le secrétaire d'Etat adjoint William Burns a déclaré jeudi que l'espace devait être une priorité partagée par tous.

"Malgré les pressions nombreuses, les difficultés et les priorités urgentes auxquelles sont confrontés les Etats-Unis, chez eux et à l'étranger, notre engagement relativement à l'exploration spatiale ne cesse de se raffermir", a déclaré Williams Burns.

Les conférences ont également abordé la question de la promotion de programmes spatiaux dans les pays en développement, à la fois dans un but éducatif, et aussi pour créer de nouvelles opportunités dans le domaine économique.

"Nous mettons l'accent (...) principalement sur les applications (pratiques)", a déclaré Seidu Oneilo Mohammed, directeur général de l'agence spatiale nigériane.

"Notre préoccupation est de nourrir notre population, de créer des emplois et d'éliminer la pauvreté. Cela repose de plus en plus (...) sur la gestion agricole", a-t-il ajouté".

Les études de suivi après les conférences devraient susciter des initiatives particulières dans l'exploration robotique du système solaire, la protection des planètes, les vols spatiaux habités, l'exploitation minière des astéroïdes ou encore les systèmes d'électricité solaire basés dans l'espace.

Danielle Rouquié pour le service français

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