Trente civils tués par des frappes syriennes près de Damas

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    AMMAN, 2 juillet (Reuters) - Des frappes aériennes des 
forces syriennes ont tué samedi 30 civils dans une banlieue du 
nord-est de Damas, au lendemain de la mort d'un pilote de 
l'armée de l'air syrienne, annoncent les rebelles et 
l'Observatoire syrien des droits de l'home (OSDH). 
    Les bombardements ont touché un centre médical, une école et 
un secteur résidentiel de Djaïroud. Cette commune très peuplée a 
conclu une trêve avec l'armée, ce qui lui a évité les 
bombardements aériens intensifs que connaissent les autres zones 
tenues par les rebelles. Djaïroud était devenue un sanctuaire 
pour des milliers de civils syriens fuyant les combats. 
    L'OSDH, une ONG basée à Londres qui dispose d'un réseau 
d'informateurs en Syrie, précise que des dizaines de personnes 
ont été blessées dans ces frappes aériennes et qu'il y a eu 
aussi des bombardements terrestres en provenance de positions de 
l'armée dans le secteur. 
    Un porte-parole des rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL) 
a déclaré que les frappes semblaient être des représailles pour 
la mort d'un pilote de l'armée de l'air qui a dû s'éjecter non 
loin de là vendredi avant que son avion ne s'écrase et qui a 
ensuite été tués par des rebelles.   
    "Les frappes contre les civils sont des représailles pour 
l'exécution du pilote par le Front al Nosra", a déclaré Saïd 
Seif al Kalamoni de la brigade Chahid Ahmad Abdo de l'ASL qui 
opère à Djaïroud aux côtés du Front al Nosra, émanation d'Al 
Qaïda, et d'autres groupes. 
 
 (Suleiman Al-Khalidi; Danielle Rouquié pour le service 
français) 
 
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