Trémoulinas et Schneiderlin en hausse, Giroud et Benzema au plus bas

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Trémoulinas et Schneiderlin en hausse, Giroud et Benzema au plus bas
Trémoulinas et Schneiderlin en hausse, Giroud et Benzema au plus bas

Après les victoires face au Portugal et la Serbie, Football365 dresse le baromètre des Bleus à neuf mois du coup d'envoi de l'Euro 2016.

Grand soleil
Evidemment, Blaise MATUIDI est l’homme en forme de cette équipe de France laborieuse face au Portugal mais éblouissante en première mi-temps contre la Serbie. Sur la lancée de son incroyable début de saison, le Parisien a signé un doublé lundi soir et confirmé qu’il était bien devenu l’un des meilleurs joueurs au monde à son poste. En grande forme lui aussi, Mathieu VALBUENA a fait preuve de beaucoup d’inspiration dans son rôle de meneur de jeu. Réaliste, il a en plus marqué sur un coup-franc direct (suffisamment rare pour le signaler) le seul but de la victoire des Bleus au Portugal. Trois jours après le match insipide de Patrice Evra face aux Portugais, Benoît TREMOULINAS a apporté une grande fraîcheur dans le couloir gauche. Explosif et très intéressant sur ses centres, l’ancien Bordelais aurait tout d’un titulaire en puissance si Evra n’était pas intouchable. Un constat qui vaut également pour Morgan SCHNEIDERLIN, auteur de deux très belles prestations dans un rôle de sentinelle qu’il occupe à merveille. Antoine GRIEZMANN, quand il ne manque pas de réussite (poteau face à la Serbie), a encore trop tendance à se précipiter dans le dernier geste. Mais quel abattage devant ! Le joueur de l’Atlético Madrid a marqué des points sur ces deux rencontres. En baisse de régime sur ses dernières sorties avec l’équipe de France, Raphaël VARANE a aussi retrouvé des couleurs. Pas beaucoup de travail face au Portugal mais un match très appliqué lundi soir à Bordeaux. Fidèle à sa réputation, Hugo LLORIS a parfaitement fait ce qu’il a eu à faire.


Temps variable
Repositionné à son poste de prédilection face à la Serbie, Paul POGBA a retrouvé quelques repères. Mais il a encore perdu trop de ballons. Difficile d’oublier sa prestation extrêmement décevante face au Portugal trois jours plus tôt. Un non-match qui doit surtout à la condition physique du Turinois, pas encore vraiment au point sur ce plan. Bacary SAGNA a démontré face à la Serbie qu’il pouvait aussi se muer en centreur. Sur un service parfait pour Matuidi, il s’est offert sa troisième passe décisive en équipe nationale. Mais l’arrière droit de Manchester City doit apporter beaucoup plus offensivement. Face au Portugal, il n’avait pas eu beaucoup de travail défensif mais avait trop souvent oublié d’accompagner les attaques de son équipe. Idem pour Patrice EVRA, qui se contente lui aussi la plupart du temps de bien défendre sans se soucier réellement du surnombre qu’il pourrait créer devant en montant plus souvent. Associés respectivement à Varane face au Portugal puis à la Serbie, Laurent KOSCIELNY et Eliaquim MANGALA ont probablement semé le doute dans l’esprit de Didier Deschamps. Mais le manque d’adversité et le temps de jeu, trop faible, semblent insuffisants pour être certains que les deux hommes aient évacué leurs lacunes des sorties précédentes. Difficile également de juger la performance de Moussa SISSOKO, toujours aussi précieux par sa puissance mais très brouillon également lorsqu’il a le ballon. Concernant Anthony MARTIAL, très attendu pour sa première convocation chez les A, il faudra patienter. Le nouvel attaquant de Manchester United, uniquement utilisé en fin de match, n’a pas eu l’occasion réelle de se montrer. Difficile également d'analyser la prestation de Geoffrey KONDOGBIA sur sa seule mi-temps passée sur le terrain, face à la Serbie. Toutefois, l'ancien Monégasque a fait forte impression défensivement comme dans le registre technique, où il s'est montré très à l'aise.

Maussade
Au-delà d’un Yohan CABAYE qui continue de souffler le chaud et le froid en club comme en sélection – il est resté très discret face au Portugal – les signes les plus inquiétants sont venus lors de ce rassemblement des deux attaquants de pointe. Olivier GIROUD comme Karim BENZEMA n’ont pas marqué. Au même titre que son coéquipier au Real Madrid Cristiano Ronaldo, Benzema n’a jamais semblé dans le coup lors de ce Portugal-France très ennuyeux. On pourra en plus regretter que la grave blessure de Nabil FEKIR ait remis à une date ultérieure l’association entre l’ancien Lyonnais et l’homme en forme de l’OL avant cet énorme coup dur. Entré à une demi-heure de la fin face à la Serbie, pour une apparition là aussi fantomatique, Benzema avait suivi auparavant depuis le banc de touche la prestation de sa doublure. Mais une fois de plus, Giroud n’a pas su saisir l’opportunité ni montrer qu’il avait les qualités pour bousculer la hiérarchie. Malgré un nombre impressionnant d’occasions, le buteur d’Arsenal a tout raté. Des deux pieds, de la tête, et même dans des situations parfois extrêmement favorables, il a fait preuve d’un déchet rare devant le but. Le stade Matmut Atlantique ne lui a pas pardonné et a copieusement sifflé l’ancien avant-centre de Montpellier à sa sortie de la pelouse. Devant une telle inefficacité, nul doute que Deschamps a dû être tenté lui aussi de tancer son joueur.

L'équipe-type du rassemblement :

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