Treize lycéens en garde à vue dans les Hauts-de-Seine

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Mardi 5 avril 2016, le hall du lycée Léonard-de-Vinci de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) est gravement endommagé par un incendie pendant un blocus organisé en marge dune manifestation contre la loi Travail. AFP PHOTO / DOMINIQUE FAGET
Mardi 5 avril 2016, le hall du lycée Léonard-de-Vinci de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) est gravement endommagé par un incendie pendant un blocus organisé en marge dune manifestation contre la loi Travail. AFP PHOTO / DOMINIQUE FAGET

Agés de 15 à 18 ans, ils ont été convoqués lundi pour des faits liés à des dégradations survenues dans un établissement de Levallois, début avril.

Pour treize étudiants du lycée Léonard de Vinci à Levallois, la rentrée des classes s’est effectuée dans les locaux de la sûreté territoriale de Nanterre, en garde à vue, puis dans les cellules des commissariats des Hauts-de-Seine. Agés de 15 à 18 ans, ils ont été convoqués lundi 2 mai pour des faits liés aux dégradations survenues dans leur établissement le 5 avril dernier.

Ce jour-là, peu avant 9 heures un blocage du lycée avait été organisé en marge de la manifestation contre le projet de loi travail. La situation s’était rapidement envenimée, et des feux de poubelles avaient été allumés provoquant un incendie dans le hall d’entrée, avant que les pompiers ne puissent venir à bout des flammes.

Dans la journée de lundi, quelques heures après les premières gardes à vue, un rassemblement de soutien a été organisé devant les locaux de la sûreté territoriale de Nanterre. Environ 70 personnes ont manifesté, sans incident, pendant deux heures. Parmi elles, des syndicalistes de Sud PTT 92, très actifs dans l’aide aux lycéens mobilisés contre la loi travail, des parents de la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves), des étudiants de la CNE (coordination nationale étudiante)…

« Nous avons été alertés par un SMS du réseau de la CNE. Nous sommes venus pour montrer aux lycéens emprisonnés injustement qu’ils ne sont pas tous seuls. Mais aussi pour montrer à la police qu’elle ne peut pas systématiquement nous réprimer », explique un étudiant de l’université Paris 6 qui p...

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