Travers : « On n'est pas favori face à Toulon »

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Laurent Travers et le Racing 92 affronte le RCT dimanche (17h15) en quart de finale de la Champions Cup. L’entraîneur a vanté les mérites de Toulon tout en assurant que son équipe était prête pour ce choc à Colombes.

Laurent est ce que vous êtes favori ? Je pense que la réponse est facile. Il suffit de regarder le dernier match de Toulon, de connaître l’expérience de Toulon en coupe d’Europe, de regarder les résultats de Toulon dans cette Champions Cup pour dire qu’on n’est pas favori. On est le « petit » par rapport à Toulon. Mais on va faire un gros match pour déstabiliser cette grosse équipe. Bien qu’ils aient beaucoup d’absents ? Il me semble que quand on a joué à Lille contre eux, ils avaient aussi beaucoup d’absents, mais je me suis rendu compte, comme vous, que l’équipe B, C ou D avait remporté le match. Ils sont donc capables de nous battre. On sait très bien qu’ils ont des joueurs de qualité avec deux, trois joueurs au même poste. On est conscient que Toulon aura une très grosse équipe mais on fera ce qu’il faut pour les déstabiliser. Est-ce que cette défaite face à Toulon en Top 14 compte psychologiquement ? Indirectement oui. Elle compte puisqu’ils ont pris le dessus sur nous. Psychologiquement et sportivement, ils ont fait ce qu’il fallait pour remporter ce match. Mais on a pris conscience de ce qui avait marché et moins bien marché pendant ce match. A nous de faire ce qu’il faut pour ne garder que le positif pendant ce match de Champions Cup. Et que ce qui nous a fait défaut s’améliore pour que le score soit inversé. Vous avez l’impression que vous êtes plus armé que l’année dernière au même stade de la compétition ? Ce qu’il y a de sûr, c’est qu’on a un peu plus d’expérience et que ce quart de finale de l’année dernière nous servira. Mais on sait très bien que c’est grâce à des matchs comme ça, que le staff et les joueurs, qu’on continue à grandir. Il y en a qui ont assez d’expérience, qui ont déjà vécu des quarts de finale donc on espère que ces joueurs-là feront ce qu’il faut et qu’indirectement, ils amènent un peu plus de sérénité au groupe. « En sport, le favori n’est pas le champion » Quelles sont les certitudes que vous avez dans le jeu, l’organisation du club par rapport à l’année dernière ? On sent que le club est beaucoup plus serein. Le club, les joueurs et le staff ont des ambitions. Après on sait très bien que ce sont des matchs où celui qui perd reste à la maison et on aura encore une compétition derrière. Notre but, c’est de rester stable mais on sait très bien que maintenant, c’est les huit meilleures équipes et qu’entre ces équipes, ça ne se joue pas à grand-chose. Ce qui a de sûr, on l’a vu l’an dernier contre les Saracens puisque ça s’est joué à la 79eme, c’est que ça se joue à quelques détails, à des moments de concentration sur les dernières minutes comme à Lille. Jacques Delmas annonçait cette semaine que le vainqueur de la confrontation serait sûrement champion d’Europe et que le perdant, champion de France. Etes-vous d’accord ? Ce n’est pas que je partage mais je me rappelle d'une chose. Etant joueur et ayant eu la chance d’être champion d’Europe, tout le monde annonçait que si Leicester gagnait contre Toulouse, il serait champion d’Europe. Leicester n'a pas gagné. En sport, le favori n’est pas le champion. S’il estime que le gagnant le sera, c’est qu’il estime que Toulon et donc le Racing peuvent être champions. Mais je le répète, hier tout le monde voyait le PSG avec une victoire facile, comme le Real Madrid. En sport, il n’y a pas de vérité. C’est dans le match comme ça que vous attendez l’apport de vos recrues expérimentées comme Dan Carter par rapport à l’année dernière ? On attend de tout le monde. Il faut que tout le monde soit leader à son poste et capable de faire ce qu’il faut au bon moment. Mais je vous le dis au niveau des phases finales, rien n’est pardonné. La moindre erreur peut coûter cher et vous n’avez pas de joker comme en championnat où on a la possibilité de se rattraper. Il faut donc ne rien manquer sur ces phases finales. La dernière confrontation en phase contre Toulon c’est la demi-finale du championnat en 2014. Cette défaite a changé quelque chose ? On a tenu compte de cet échec. Comme toutes les défaites et victoires, elles servent à évoluer et à progresser. On a tenu compte de comment Toulon avait fait pour gagner et de savoir pourquoi on avait perdu afin de trouver des solutions pour y remédier. Mais ça n’empêche pas qu’en jouant encore à Lille, on a eu une autre défaite. Contre Toulon, c’est un coup oui, un coup non. Et on a préféré ne pas jouer à Lille car on était à deux défaites contre eux là-bas. « On aime jouer à Colombes. C’est notre stade, c’est notre maison »   Laurent Labit a dit que vous aimiez jouer à Colombes mais que les adversaires non car le terrain est boueux. Je suis tout à fait d’accord avec lui sur ce plan-là. On aime jouer à Colombes. C’est notre stade, c’est notre maison. Et il faut qu’on s’y sente bien donc à nous de faire ce qu’il faut pour y être encore mieux. Un stade comble dimanche il paraît ? Oui on a invité du monde. On espère qu’ils viendront en bleu et blanc, à nous pousser, à nous aider à plaquer, à marquer l’essai. Plus on est nombreux, plus ce sera facile. Qu’est-ce que vous craignez le plus dans ce match de dimanche ? Ce qu’on craint le plus ? Toute l’équipe, il n’y a pas de failles vous le savez très bien. Avec les résultats qu’ils ont eu, ce n’est pas le fruit du hasard. Le staff est très très compétent, l’ensemble des joueurs est en place, il n’y a pas de failles. A nous de nous engouffrer dedans si on en voit une et casser cette équipe de Toulon. Quelle est l’équipe la plus puissante entre Toulon et le Racing ? Sincèrement, je ne sais pas. On connaît les qualités mais vous parlez de puissance, mais il y a aussi énormément de vitesse, de technique et d’expérience. Tout ça résume une équipe qui est sûre de son jeu. Mais à nous de les déstabiliser. Avec deux équipes qui se connaissent presque par cœur, le petit détail n’est-pas psychologique ? Non pas psychologique. Ce qu’il y a de sûr, c’est que si tu arrives à déstabiliser, il faut vraiment faire mal, appuyer là où ça fait mal. C’est comme ça que l’équipe peut se sentir affaiblie.
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